Voyages à travers l’Empire Ottoman.
Rare édition originale de cet ouvrage consacré à l’empire Ottoman,
superbement illustré par les frères de Bry.
Francfort, 1597.
BRY, Johann Theodor et Johann Israel. I. Acta Mechmeti i Saracenorum Principis natales, vitam, victorias, imperium et mortem eius ominosam complectencia. Genealogia successorum eiusdem ad modernum usque Mechmetem III.
II. Vaticinia. Severi et Leonis in Oriente…
Francfort, Jo. Theodorum & Jo. Israelem de Bry, 1597.
2 tomes en 1 volume in-4 de (1) f. bl., (8) pp. pour le frontispice, la dédicace et l’avis au lecteur, pp. 1 à 58, (1) f. bl., pp. 59 à 96, (6) pp. d’index, (1) f. bl.
Vélin souple de l’époque, dos lisse, titre manuscrit en long sur le dos, attaches. Inscriptions manuscrites anciennes à l’encre sur le plat inférieur.
189 x 147 mm.
Rare édition originale de cet important ouvrage consacré à l’empire ottoman.
Cicognara 1863 ; Praz S. 291 ; Göllner 2286 ; Blackmer Coll 464 ; Atabey 331.
Le texte est divisé en 2 parties distinctes. La première retrace l’histoire de l’Islam depuis sa création avec Mahomet, jusqu’au sultanat de Mahomet III de 1595 à 1603, la seconde relate une prophétie de la chute de l’empire Ottoman. 
L’abondante et superbe illustration est l’œuvre des frères johann theodor et johann israel de bry. Mis à part le très beau frontispice, celle du premier texte est composée de 9 planches gravées sur cuivre, quasiment à pleine page (104 x 108 mm) illustrant la vie du prophète.
La seconde partie de l’ouvrage présente 16 emblèmes finement exécutés et légendés à l’aide de lettres de l’alphabet qui se référant aux épigrammes imprimées en dessous. Un texte explicatif accompagne chacune des épigrammes.
« Dieci tavole oltre il bellissimo frontespizio ornano il primo opusculetto, e 16 emblemi intagliati con grande accuratezza trovansi nel secondo. In tutto tavole 26 accompagnate dal testo relativo ». (Cicognara 1863).
Très bel exemplaire conservé dans son vélin de l’époque de ce rare ouvrage consacré à l’empire Ottoman, particulièrement recherché pour la beauté de ses illustrations.
Le dernier exemplaire passé sur le marché public international fut vendu par Sotheby’s Londres le 28 mai 2002 pour la somme de £ 9 560 (= € 15 000). Il était relié en maroquin du XIXe siècle de Hardy.
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Edition originale de l’ouvrage le plus important du XVIIIe siècle consacré à l’Empire Ottoman.
Prestigieux exemplaire dont le premier volume a été relié à l’époque aux armes posthumes
de Marie-Thérèse d’Autriche, impératrice d’Allemagne et reine de Hongrie et de Bohême.
MOURADJA D’OHSSON, Ignace de. Tableau général de l’empire Othoman, divisé en deux parties, dont l’une comprend la Législation Mahométane ; l’autre, l’Histoire de l’Empire Othoman. Dédié au roi de Suède.
Paris, de l’imprimerie de Monsieur, 1787-1790.
2 tomes en 2 volumes grand in-folio de : I/(4) ff. y compris le frontispice, x pp., (1) f., 324 pp., (2) ff., 2 tableaux sur double-page (marqués A et AA), 1 pl. dépliante (B), 1 pl. d’écriture (C), et 23 planches hors texte représentant 37 figures, dont 3 sur double page; II/ (1) f., viii pp., 357, 41 planches dont 4 dépliantes représentant les sujets 41 à 137.
Tome 1 relié en pleine chevrette rouge russe de l’époque, triple filet doré d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, doublures et gardes de tabis bleu, tranches dorées. Tome 2 relié en demi-veau vert de l’époque à coins, dos à nerfs.
505 x 330 mm.
Edition originale de cet ouvrage fondamental pour la compréhension de l’Empire Ottoman.
Brunet, III, 1932 ; Cohen 763 ; Graesse 618 ; Blackmer 1164 ; Atabey 846.
Cet ouvrage monumental est la seule véritable source d’informations concernant les lois et la constitution de l’empire turc. (« The only perfect source of information regarding the laws and constitution of the Turkish Empire ». Burckhardt).
Le second volume est consacré à la religion musulmane et à ses rituels. Il comporte des détails sur les deux Villes Saintes et sur les pèlerinages, et présente une superbe vue de la Mecque.
« Ouvrage fort bien exécuté. Les deux premiers volumes traitent de la religion et de la législation mahométanes [… »]. (Brunet).
« For Turkey, the excellent work of Mouradja d’Ohsson must not be omitted. The plates are beautifully executed in the line manner, and the testimony of Burckhardt to the valuable and interesting information this work contains, should alone secure it a place in every well chosen library. It is a noble work in all respects, and I give it an earnest and hearty recommendation to every collector of spirit and taste » (T. Frognall Dibdin, The Library Companion, p. 436).
Mouradja d’Ohsson, né à Constantinople, était le secrétaire et premier interprète de l’ambassadeur de Suède à Constantinople. Il devint chargé d’affaires en 1782 et fut nommé chevalier de l’ordre de Wasa, ensuite ministre plénipotentiaire et envoyé extraordinaire.
« Il se proposait d’écrire le règne de Selim II ; mais bientôt il conçut le plan d’un ‘Tableau général de l’empire ottoman’ : dès lors il se livra sans réserve à l’exécution de cette entreprise. En 1784, d’Ohsson étant parvenu, non sans de grandes difficultés, à acquérir sur les usages, les mœurs, les pratiques intérieures du sérail, des connaissances certaines qui avaient toujours manqué au reste de l’Europe, sur une nation qui n’a jamais pu parvenir à s’y familiariser, même en y transportant le chef-lieu de sa domination, il se rendit à Paris pour mettre en œuvre ses riches matériaux. En 1788 il fit paraître le premier vol. in-fol. du Tableau général de l’empire ottoman ; il publia le second l’année suivante. La révolution qui survint en France suspendit son entreprise littéraire ; il se rendit à Constantinople […]. Cet ouvrage était sur le point d’être terminé, lorsque la mort surprit d’Ohsson en 1807, et laissa incomplète cette grande opération » (Peignot, Dictionnaire biographique et bilbliographique, 557).
Un troisième volume, publié par les soins du fils de l’auteur, désireux de poursuivre l’entreprise de son père, paraitra 30 ans plus tard, en 1820.
L’excellente et abondante illustration comporte 1 frontispice et 68 planches représentant 138 sujets, dont 9 sur double-page et 2 dépliantes. Une grande partie des illustrations fut gravée à partir de dessins de J. B. Hilaire, l’artiste qui accompagna Choiseul-Gouffier en 1776. D’autres planches sont gravées à partir des dessins de Moreau le jeune et de Cochin.
Les planches 13, 19 et 36 du premier volume ayant été imprimées tardivement, et donc livrées après la publication du volume, ne sont pas présentes dans le présent exemplaire qui fut relié dès la fin de l’impression du volume.
« Les planches 13, 19 et 36 du tome premier n’ayant été livrées qu’après le volume, manquent […]. » (Brunet).
« Cet ouvrage n’a pas été terminé. Le premier volume renferme outre un titre gravé et 4 planches marquées A, AA, B et C 40 planches numérotées 1-40 (les pl. 13, 19 et 36 n’ayant été livrées qu’après le volume, manquent ordinairement), le deuxième les pl. 41-137 ». (Graesse).
« Les planches 13, 19 et 36 manquent dans beaucoup d’exemplaires » (Cohen).
Prestigieux exemplaire de la plus importante publication du XVIIIe siècle consacrée à l’empire ottoman, dont le premier volume, paru peu après la mort de Marie-Thérèse d’Autriche, fut relié en maroquin à ses armes posthumes.
Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780) fut impératrice d’Allemagne, archiduchesse d’Autriche, et reine de Hongrie et de Bohême. Elle mena la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) contre la Prusse, la Bavière, la Saxe ainsi que la France et l’Espagne. Cette guerre lui fit perdre la Silésie. En 1745, elle fit élire son époux François Ier empereur germanique, car elle-même ne pouvait l’être officiellement. Impressionnés par sa personnalité écrasante, ses contemporains la nommèrent rapidement « la grande Marie-Thérèse ». Elle mena ensuite la guerre contre Frédéric II dans la Guerre de Sept Ans (1756-1762), afin de récupérer la Silésie, mais elle échoua. Marie-Thérèse d’Autriche est la mère de 16 enfants, dont Marie-Antoinette, qui épouse Louis XVI en 1770.
Le second volume, paru postérieurement, fut revêtu d’une simple reliure en demi-veau vert à coins.
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Édition originale de ce livre important consacré à l’Empire ottoman
dans les premières années du XIXe siècle.
POUQUEVILLE, F.C.H.L. Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie, et dans plusieurs autres parties de l’empire Othoman, pendant les années 1798, 1799, 1800 et 1801. Comprenant la description de ces pays, leurs productions, les mœurs, les usages, les maladies et le commerce de leurs habitans ; avec des rapprochemens entre l’état actuel de la Grèce, et ce qu’elle fut dans l’antiquité […].
Paris, chez Gabon, 1805.
3 tomes en 3 volumes in-8 de : I/ (3) ff., vii pp. pour la préface, 542, 1 pl. hors texte, 1 carte et 1 tableau dépliants ; II/ (2) ff., 287 pp., xv pp., 1 pl. hors texte et 1 pl. dépliante ; III/ (2) ff., xxi pp., 344, 1 carte dépliante.
Reliés en plein veau raciné de l’époque, dos lisses ornés de faux-nerfs, d’urnes et de soleils dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, coupes décorées, tranches marbrées.
200 x 123 mm.
Edition originale de ce livre pionnier sur la Grèce.
The French Librarian of Literary guide, p. 417; Bibliothèque de M. le Baron Silvestre de Sacy 4546; Atabey 988; Blackmer 1344; Weber, I, 5.
Après de brillantes études de médecine à Paris, Pouqueville (1770-1838) obtint la permission de participer à l’expédition d’Egypte de Bonaparte en 1798, comme membre de la Commission des Sciences et des Arts. Victime d’une mauvaise fièvre, il dut mettre fin à son voyage et rentrer en urgence en France. Mais au large de la Morée, des pirates barbaresques attaquèrent et prirent le bateau qui le transportait et il fut livré au Pacha de Tripoli, vassal du Sultan avec qui la France était en guerre. Pouqueville devint ainsi prisonnier de guerre. Le Pacha de Tripoli prit grand soin de son otage, et le fit soigner avant de l’envoyer à Constantinople. Là, le Sultan le fit enfermer dans le château des Sept Tours, où il resta 2 années.
Libéré en 1801, de retour en France après presque 3 ans de captivité, il publia son Voyage en Morée. Son livre repose sur ses observations, servies par sa connaissance du grec moderne qu’il avait acquise en captivité. Pouqueville s’intéresse à l’économie et au commerce de ces régions, mais aussi aux pouvoirs despotiques qui les administrent et aux luttes que les populations locales mènent contre eux. Sa formation médicale, mais aussi son amour de l’Antiquité qui l’amène à chercher le souvenir des anciens Grecs dans les mœurs des Grecs modernes, nous valent des renseignements ethnographiques de grande qualité.
Il est ainsi l’un des premiers à faire connaître en Occident la réalité du peuple grec et à inciter les européens à s’impliquer dans son émancipation. Cet ouvrage, qui eut un immense succès et qui fut traduit dans de nombreuses langues, fait figure de livre pionnier.
Sa connaissance de la région et des langues en faisaient un incontestable agent diplomatique et il fut donc nommé par le gouvernement au poste de consul auprès d’Ali Pacha à Janina en 1806.
Sur les trois tomes, le premier est entièrement consacré au récit des péripéties de son voyage, avant sa capture puis son parcours en Morée avant d’arriver à Constantinople. La seconde partie fait une large place à la description du château des Sept tours, des conditions de détention et de ses compagnons de cellule, ainsi qu’à l’étude des mœurs et coutumes des Turcs.
« The first and probably the best of all Pouqueville’s books on Greece… the work contains a great deal of information on popular customs, superstitions, songs etc. » (Blackmer).
“We had not, as yet, a work that gave a just idea of the peninsula, so celebrated in antiquity, as the Peloponesus, and which is now one of the most important possessions of the Turks in Greece. The ‘Voyage’ of M. Pouqueville now supplies this want, and furnishes all the knowledge that could be desired respecting this peninsula” (The French Librarian of Literary guide).
L’illustration de cet ouvrage se compose d’un tableau dépliant et de 5 planches gravées hors texte dont 3 dépliantes : un plan de la Plaine de Janina en Albanie, une vue du Château des Sept Tours à Constantinople, un plan de la Plaine de Tripolitza en Morée et deux planches de costumes.
Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque en veau raciné aux dos lisses finement décorés.
L’exemplaire Atabey, également relié en veau de l’époque, a été vendu £ 8 300 à la vente Sotheby’s du 29 mai 2002 (lot 963). (soit € 13 000).







