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L'entrée de Louis XIII à Toulouse L’entrée de Louis XIII à Toulouse en novembre 1621.





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Histoire, religion

ALARD, Jean

Entrée du Roy à Tolose.

Toulouse, R. Colomiés, 1622.

Petit in-8 de (6) ff., 146 pp., (1) f. pour l’Avis au lecteur. Légère mouillure sans gravité sur le titre. Vélin ivoire souple, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque.

167 x 110 mm.

Rarissime première et unique édition de la relation de la fête somptueuse offerte par la ville de Toulouse en novembre 1621 à Louis XIII, avec la description précise des devises et arcs de triomphe.

L’exemplaire est bien complet de l’ultime feuillet d’Avis au lecteur qui manque parfois ; l’auteur y remercie « le Sieur de Boissière, qui outre la part qu’il a au dessein de cette entrée, est particulièrement autheur de ce que vous avez veu des devises ».

« Le chef-d’œuvre décoratif de Chalette et son titre de gloire, sinon le plus sérieux, du moins le plus populaire, a été la première entrée de Louis XIII à Toulouse, au mois de novembre 1621 [...] Cette entrée se fit après la levée du siège de Montauban, et au milieu de circonstances politiques fort tristes qui ne semblaient guère favorables à l’enthousiasme. Les hôpitaux de Toulouse étaient encombrés de blessés évacués par l’ambulance royale de Piquecos, et la ville, épuisée par les frais de la guerre et par une longue et douloureuse épidémie, se voyait contrainte à un emprunt pour subvenir aux dépenses de ses pompes officielles. Le roi, consulté sur la nature de la réception qu’on devait lui faire, demanda à être accueilli avec le même cérémonial que Charles IX en 1565 [...] L’imagination des quatre docteurs, à qui les capitouls avaient confié l’invention du projet d’entrée ainsi que la rédaction des devises polyglottes en prose et en vers, Charles de Catel, Jean d’Allard, Jean Dufour et François de Boissière, devança l’adulation du grand siècle et l’hyperbole célèbre du Roi-Soleil, en conviant l’univers sidéral, planètes et constellations, à chanter les louanges de Louis XIII [...]. Au moment où se faisaient ces préparatifs, l’armée royale était encore occupée au siège de Montauban, et les capitouls avaient compté sur une entrée triomphale. Les événements, comme on le sait, démentirent ces espérances. Le roi, après s’être dédommagé, par quelques faciles victoires, de son échec devant la capitale des protestants méridionaux, arriva à Toulouse sans bruit, le 15 novembre, avant que les magnifiques apprêts fussent terminés. On obtint de Sa Majesté quelques jours de délai, afin de ne pas renoncer entièrement à la fête, et, le dimanche 24 novembre, Louis XIII sortit de la ville en carrosse, sans aucun appareil, pour aller prendre place à la galerie de Saint-Roch, voir défiler toutes les corporations de Toulouse, puis entrer solennellement lui-même, à cheval, constellé de pierreries, en parcourant son itinéraire astrologique [...] Il n’a pas été conservé de dessin de toutes ces architectures légères, quoiqu’il fût projeté, dans le Conseil de ville, d’en publier les planches ; mais la description qui en a été officiellement imprimée en 1622, par les soins du Parlement et des capitouls permet de s’en faire une idée assez complète et révèle une grande analogie avec l’entrée de Louis XIII à Paris. Toutes ces magnificences obtinrent grand succès parmi la foule d’étrangers que l’entrée royale avait attirés à Toulouse. Le chroniqueur officiel de la cérémonie, M. Allard, termine sa description par ces lignes : ‘Le sieur Chalette mérite un trait de plume pour les excellents traits de pinceau qu’il donna aux Tableaux desquels cette entrée estoit embellie ; il a la main si heureuse, et si parfaicte en son art, que ses ouvrages semblent dignes d’estre avouez de la Nature’ ». (Revue de Toulouse, 1869, pp. 243-249)

« Le Sieur Alard donne au public cet ouvrage, où il dit que la plupart des vers étaient du sieur de Catel & de lui ; les emblèmes du Sieur Dufour, & les tableaux du fameux Chalet ».

Superbe exemplaire, très pur, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.

L’ouvrage s’avère d’une très grande rareté. (Brunet, Supp., I, 18 : « volume fort rare » - Catalogue Ruggieri, 1873, n° 423, pour un exemplaire en reliure moderne : « Livre rare et curieux »). Nous n’avons pu localiser aucun exemplaire sur le marché public depuis le début des relevés.





ALARD, Jean Entrée du Roy à Tolose. ... L’entrée de Louis XIII à ...
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L’entrée de Louis XIII à Toulouse en novembre 1621.
Prix: 9 000 €

ALARD, Jean

Entrée du Roy à Tolose.

Toulouse, R. Colomiés, 1622.

Petit in-8 de (6) ff., 146 pp., (1) f. pour l’Avis au lecteur. Légère mouillure sans gravité sur le titre. Vélin ivoire souple, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque.

167 x 110 mm.

Rarissime première et unique édition de la relation de la fête somptueuse offerte par la ville de Toulouse en novembre 1621 à Louis XIII, avec la description précise des devises et arcs de triomphe.

L’exemplaire est bien complet de l’ultime feuillet d’Avis au lecteur qui manque parfois ; l’auteur y remercie « le Sieur de Boissière, qui outre la part qu’il a au dessein de cette entrée, est particulièrement autheur de ce que vous avez veu des devises ».

« Le chef-d’œuvre décoratif de Chalette et son titre de gloire, sinon le plus sérieux, du moins le plus populaire, a été la première entrée de Louis XIII à Toulouse, au mois de novembre 1621 [...] Cette entrée se fit après la levée du siège de Montauban, et au milieu de circonstances politiques fort tristes qui ne semblaient guère favorables à l’enthousiasme. Les hôpitaux de Toulouse étaient encombrés de blessés évacués par l’ambulance royale de Piquecos, et la ville, épuisée par les frais de la guerre et par une longue et douloureuse épidémie, se voyait contrainte à un emprunt pour subvenir aux dépenses de ses pompes officielles. Le roi, consulté sur la nature de la réception qu’on devait lui faire, demanda à être accueilli avec le même cérémonial que Charles IX en 1565 [...] L’imagination des quatre docteurs, à qui les capitouls avaient confié l’invention du projet d’entrée ainsi que la rédaction des devises polyglottes en prose et en vers, Charles de Catel, Jean d’Allard, Jean Dufour et François de Boissière, devança l’adulation du grand siècle et l’hyperbole célèbre du Roi-Soleil, en conviant l’univers sidéral, planètes et constellations, à chanter les louanges de Louis XIII [...]. Au moment où se faisaient ces préparatifs, l’armée royale était encore occupée au siège de Montauban, et les capitouls avaient compté sur une entrée triomphale. Les événements, comme on le sait, démentirent ces espérances. Le roi, après s’être dédommagé, par quelques faciles victoires, de son échec devant la capitale des protestants méridionaux, arriva à Toulouse sans bruit, le 15 novembre, avant que les magnifiques apprêts fussent terminés. On obtint de Sa Majesté quelques jours de délai, afin de ne pas renoncer entièrement à la fête, et, le dimanche 24 novembre, Louis XIII sortit de la ville en carrosse, sans aucun appareil, pour aller prendre place à la galerie de Saint-Roch, voir défiler toutes les corporations de Toulouse, puis entrer solennellement lui-même, à cheval, constellé de pierreries, en parcourant son itinéraire astrologique [...] Il n’a pas été conservé de dessin de toutes ces architectures légères, quoiqu’il fût projeté, dans le Conseil de ville, d’en publier les planches ; mais la description qui en a été officiellement imprimée en 1622, par les soins du Parlement et des capitouls permet de s’en faire une idée assez complète et révèle une grande analogie avec l’entrée de Louis XIII à Paris. Toutes ces magnificences obtinrent grand succès parmi la foule d’étrangers que l’entrée royale avait attirés à Toulouse. Le chroniqueur officiel de la cérémonie, M. Allard, termine sa description par ces lignes : ‘Le sieur Chalette mérite un trait de plume pour les excellents traits de pinceau qu’il donna aux Tableaux desquels cette entrée estoit embellie ; il a la main si heureuse, et si parfaicte en son art, que ses ouvrages semblent dignes d’estre avouez de la Nature’ ». (Revue de Toulouse, 1869, pp. 243-249)

« Le Sieur Alard donne au public cet ouvrage, où il dit que la plupart des vers étaient du sieur de Catel & de lui ; les emblèmes du Sieur Dufour, & les tableaux du fameux Chalet ».

Superbe exemplaire, très pur, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.

L’ouvrage s’avère d’une très grande rareté. (Brunet, Supp., I, 18 : « volume fort rare » - Catalogue Ruggieri, 1873, n° 423, pour un exemplaire en reliure moderne : « Livre rare et curieux »). Nous n’avons pu localiser aucun exemplaire sur le marché public depuis le début des relevés.