BARBIER-Antoine-Alexandre-DESSESSARTS-N-L-M-Nouvelle-Bibliotheque-d-un-homme-de--Edition-entierement-refondue-et-largement- BARBIER-Antoine-Alexandre-DESSESSARTS-N-L-M-Nouvelle-Bibliotheque-d-un-homme-de--Edition-entierement-refondue-et-largement-
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« Nouvelle Bibliothèque d'un homme de goût » de Barbier Édition entièrement refondue et largement augmentée de cette compilation par Barbier des meilleurs ouvrages de prose et de poésie jamais écrits. Bel exemplaire conservé dans ses élégantes reliure en veau raciné de l’époque.





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Littérature

BARBIER, Antoine-Alexandre / DESSESSARTS, N.L.M.

Nouvelle Bibliothèque d’un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, Contenant des jugements tirés des Journaux les plus connus et des Critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l’Etranger jusqu’à ce jour…

Paris, Duminil-Lesueur, 1808-1810.

5 volumes in-8 de : I/ (1) f.bl., (2) ff., xviii pp., 461 pp., (1) f.bl.; II/ (1) f.bl., (2) ff., 523 pp., (1) f.bl.; III/ (1) f.bl., (2) ff., 457 pp., (1) f.bl. ; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 498 pp., (1) f.bl. ; V/ (1) f.bl., (2) ff., 467 pp., (1) f.bl. Petite déchirure dans la marge blanche de la p. 219 du tome 4, quelques piqûres dans le dernier tome. Reliés en plein veau raciné de l’époque, filet et roulette dorée encadrant les plats, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

196 x 125 mm.

Troisième édition, entièrement refondue, corrigée et largement augmentée, de cette compilation par Barbier des meilleurs ouvrages de prose et de poésie jamais écrits. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, n°26.

En 1772, l’abbé Chaudon publie la ‘Bibliothèque d’un homme de goût’. L’abbé de La Porte s’approprie l’ouvrage et en publie une nouvelle édition en 1777 sous le titre de ‘Nouvelle bibliothèque d’un homme de goût’. Comme je m’étais occupé dès ma jeunesse d’augmenter l’édition de 1777 je proposai en 1808 à M. Dessessarts de me charger de la rédaction d’une édition entièrement refondue de ce même ouvrage. J’en ai publié successivement cinq volumes. » (Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, n°1741).

Ce titre de ‘Bibliothèque d’un homme de goût’ a semblé si heureux, que trois compilations du même genre en ont été successivement revêtues. La première parut en 1772 à Avignon, en deux petits volumes in-12. Cinq années après, l’abbé de la Porte publia la seconde, en quatre volumes du même format.  La troisième en aura cinq in-8. Je ne suis point à même de comparer entre elles les trois ‘Bibliothèques d’un homme de goût’; ce qui est avéré, c’est que la dernière est plus étendue que les deux autres. On peut présumer aussi que les auteurs, dont l’un surtout est généralement reconnu pour un esprit judicieux et un savant bibliographe, auront corrigé les erreurs de leurs devanciers, redressé leurs faux jugements, suppléé leurs omissions, concilié ou fait disparaitre leurs contradictions, retranché leurs inutilités, etc. Ils en prennent l’engagement dans leur préface, et par quelques exemples choisis parmi les différents genres de fautes commises par leurs prédécesseurs, ils donnent une idée rassurante du soin qu’ils ont pris pour les rechercher et les réformer toutes. L’ouvrage a deux grandes divisions : la poésie et la prose. Après quelques considérations générales sur chaque genre, on fait, par ordre d’ancienneté, l’énumération des auteurs qui s’y sont distingués ; on analyse leurs ouvrages, on en apprécie le mérite et l’on en indique les éditions les plus estimées Le nom de M. Barbier répond suffisamment de l’exactitude avec laquelle en général la partie bibliographique a été traitée. L’ouvrage offre un résultat précis et substantiel de beaucoup de connaissances positives, soit en littérature, soit en bibliographie ; et il ne sera pas consulté sans profit par ceux qui, voulant embrasser dans leurs études ou simplement dans leurs lectures tel genre de poésie ou de prose, ne connaissent point la totalité des ouvrages que ce genre a produits chez les différents peuples anciens et modernes. On ne saurait trop louer les auteurs du ton de réserve, de bienveillance et d’honnêteté avec lequel ils se sont exprimés sur le compte de ceux qui cultivent aujourd’hui les lettres. ” (Auger, Mercure de France, 1808, vol. 32, pp.535-540).

Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825) fit partie en 1794 de la commission temporaire des arts et fut chargé de recueillir dans les couvents et dans les établissements publics supprimés les livres et autres objets d’arts, pour les placer dans les dépôts du gouvernement. En 1798, Barbier fut nommé conservateur de la bibliothèque qu’il avait formée pour le Directoire,  puis, après le 18 brumaire, il fut nommé bibliothécaire. Dans cette dernière place, Napoléon eut alors plusieurs occasions d’apprécier son mérite, et le nomma en 1807 son bibliothécaire particulier. Les nouvelles fonctions de Barbier le rapprochèrent de la personne de l’empereur : il lui présentait, avec des analyses détaillées, les meilleurs ouvrages qui paraissaient, ou ceux que les auteurs avaient offerts. On doit à Barbier la création des bibliothèques du Louvre, de Compiègne, de Fontainebleau.

Des 1789, Barbier s’occupait de rassembler des matériaux pour compléter la ‘Bibliothèque d’un homme de goût’. Ses ouvrages lui avaient fait une réputation dans toute l’Europe et les bibliographes étrangers recouraient souvent à ses lumières.” (Michaux, Biographie universelle.)

Homme de goût et d’ordre bien ancré dans les débats de son temps, Barbier et sa ‘Bibliothèque idéale’ évitent les complaisances et se défont des préférences impériales. Ardent défenseur des Lumières, collaborateur de la Décade, Barbier apparait comme un homme libre de servir l’empereur comme de contester ses choix.”(C. Triolaire, L’Empire des muses, Napoléon, les arts et les lettres, annales historiques de la Révolution française).

Bel exemplaire conservé dans ses reliures en veau raciné de l’époque d’une grande élégance.





BARBIER, Antoine-Alexandre / DESSESSARTS, N.L.M. Nouvelle Bibliothèque d’un homme de ... Édition entièrement refondue et largement ...
BARBIER-Antoine-Alexandre-DESSESSARTS-N-L-M-Nouvelle-Bibliotheque-d-un-homme-de--Edition-entierement-refondue-et-largement-



  BARBIER-Antoine-Alexandre-DESSESSARTS-N-L-M-Nouvelle-Bibliotheque-d-un-homme-de--Edition-entierement-refondue-et-largement-



 
Édition entièrement refondue et largement augmentée de cette compilation par Barbier des meilleurs ouvrages de prose et de poésie jamais écrits. Bel exemplaire conservé dans ses élégantes reliure en veau raciné de l’époque.
Prix: 7 500 €

BARBIER, Antoine-Alexandre / DESSESSARTS, N.L.M.

Nouvelle Bibliothèque d’un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, Contenant des jugements tirés des Journaux les plus connus et des Critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l’Etranger jusqu’à ce jour…

Paris, Duminil-Lesueur, 1808-1810.

5 volumes in-8 de : I/ (1) f.bl., (2) ff., xviii pp., 461 pp., (1) f.bl.; II/ (1) f.bl., (2) ff., 523 pp., (1) f.bl.; III/ (1) f.bl., (2) ff., 457 pp., (1) f.bl. ; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 498 pp., (1) f.bl. ; V/ (1) f.bl., (2) ff., 467 pp., (1) f.bl. Petite déchirure dans la marge blanche de la p. 219 du tome 4, quelques piqûres dans le dernier tome. Reliés en plein veau raciné de l’époque, filet et roulette dorée encadrant les plats, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

196 x 125 mm.

Troisième édition, entièrement refondue, corrigée et largement augmentée, de cette compilation par Barbier des meilleurs ouvrages de prose et de poésie jamais écrits. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, n°26.

En 1772, l’abbé Chaudon publie la ‘Bibliothèque d’un homme de goût’. L’abbé de La Porte s’approprie l’ouvrage et en publie une nouvelle édition en 1777 sous le titre de ‘Nouvelle bibliothèque d’un homme de goût’. Comme je m’étais occupé dès ma jeunesse d’augmenter l’édition de 1777 je proposai en 1808 à M. Dessessarts de me charger de la rédaction d’une édition entièrement refondue de ce même ouvrage. J’en ai publié successivement cinq volumes. » (Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, n°1741).

Ce titre de ‘Bibliothèque d’un homme de goût’ a semblé si heureux, que trois compilations du même genre en ont été successivement revêtues. La première parut en 1772 à Avignon, en deux petits volumes in-12. Cinq années après, l’abbé de la Porte publia la seconde, en quatre volumes du même format.  La troisième en aura cinq in-8. Je ne suis point à même de comparer entre elles les trois ‘Bibliothèques d’un homme de goût’; ce qui est avéré, c’est que la dernière est plus étendue que les deux autres. On peut présumer aussi que les auteurs, dont l’un surtout est généralement reconnu pour un esprit judicieux et un savant bibliographe, auront corrigé les erreurs de leurs devanciers, redressé leurs faux jugements, suppléé leurs omissions, concilié ou fait disparaitre leurs contradictions, retranché leurs inutilités, etc. Ils en prennent l’engagement dans leur préface, et par quelques exemples choisis parmi les différents genres de fautes commises par leurs prédécesseurs, ils donnent une idée rassurante du soin qu’ils ont pris pour les rechercher et les réformer toutes. L’ouvrage a deux grandes divisions : la poésie et la prose. Après quelques considérations générales sur chaque genre, on fait, par ordre d’ancienneté, l’énumération des auteurs qui s’y sont distingués ; on analyse leurs ouvrages, on en apprécie le mérite et l’on en indique les éditions les plus estimées Le nom de M. Barbier répond suffisamment de l’exactitude avec laquelle en général la partie bibliographique a été traitée. L’ouvrage offre un résultat précis et substantiel de beaucoup de connaissances positives, soit en littérature, soit en bibliographie ; et il ne sera pas consulté sans profit par ceux qui, voulant embrasser dans leurs études ou simplement dans leurs lectures tel genre de poésie ou de prose, ne connaissent point la totalité des ouvrages que ce genre a produits chez les différents peuples anciens et modernes. On ne saurait trop louer les auteurs du ton de réserve, de bienveillance et d’honnêteté avec lequel ils se sont exprimés sur le compte de ceux qui cultivent aujourd’hui les lettres. ” (Auger, Mercure de France, 1808, vol. 32, pp.535-540).

Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825) fit partie en 1794 de la commission temporaire des arts et fut chargé de recueillir dans les couvents et dans les établissements publics supprimés les livres et autres objets d’arts, pour les placer dans les dépôts du gouvernement. En 1798, Barbier fut nommé conservateur de la bibliothèque qu’il avait formée pour le Directoire,  puis, après le 18 brumaire, il fut nommé bibliothécaire. Dans cette dernière place, Napoléon eut alors plusieurs occasions d’apprécier son mérite, et le nomma en 1807 son bibliothécaire particulier. Les nouvelles fonctions de Barbier le rapprochèrent de la personne de l’empereur : il lui présentait, avec des analyses détaillées, les meilleurs ouvrages qui paraissaient, ou ceux que les auteurs avaient offerts. On doit à Barbier la création des bibliothèques du Louvre, de Compiègne, de Fontainebleau.

Des 1789, Barbier s’occupait de rassembler des matériaux pour compléter la ‘Bibliothèque d’un homme de goût’. Ses ouvrages lui avaient fait une réputation dans toute l’Europe et les bibliographes étrangers recouraient souvent à ses lumières.” (Michaux, Biographie universelle.)

Homme de goût et d’ordre bien ancré dans les débats de son temps, Barbier et sa ‘Bibliothèque idéale’ évitent les complaisances et se défont des préférences impériales. Ardent défenseur des Lumières, collaborateur de la Décade, Barbier apparait comme un homme libre de servir l’empereur comme de contester ses choix.”(C. Triolaire, L’Empire des muses, Napoléon, les arts et les lettres, annales historiques de la Révolution française).

Bel exemplaire conservé dans ses reliures en veau raciné de l’époque d’une grande élégance.