AUBIGNE-Theodore-Agrippa-d-Les-Avantures-du-baron-de- AUBIGNE-Theodore-Agrippa-d-Les-Avantures-du-baron-de-
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Second tirage de l’édition originale définitive des Aventures du baron de Faeneste d’Agrippa d’Aubigné





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Littérature

AUBIGNE, Théodore-Agrippa d'

Les Avantures du baron de Faeneste.

Au Dezert, Imprimé aux despens de l’Autheur, 1630.

In-8 de (6) ff. dont le titre et 308 pp. Relié en plein maroquin bleu nuit, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné de glands dorés, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle signée F. Bedford.

170 x 104 mm.

Second tirage de l’édition originale collective, la première renfermant les quatre parties, la quatrième paraissant ici en édition originale. Tchemerzine, I, p. 175.

« Seule édition complète de ces dialogues qui ait paru du vivant de l’auteur ». (Brunet, I, 545).

« Ce second tirage de la première édition collective est considéré par M. de Backer comme une contrefaçon. Les pp. 306, 307 et 308 sont bien numérotées, le fleuron de titre est différent, les grandes capitales des têtes de livres sont plus petites, et beaucoup de fautes d’impression ont été corrigées » (Tchemerzine).

Cette édition présente la particularité suivante : la distinction typographique entre l’u et le v est observée dans le texte, bien qu’elle ne le soit pas dans le titre. L’adresse « Au Dezert » serait celle de Pierre Aubert à Genève. La publication de ce volume fit condamner son imprimeur à l’amende et à la prison sur un arrêt d’avril 1630 du Petit Conseil de Genève, avec injonction de détruire toute l’édition.

Ce roman satirique est composé, pour la plus grande partie, de dialogues entre le baron de Faeneste, soldat vaniteux et fanfaron, et le seigneur d’Enay, homme bon, simple et modeste, « Faeneste » en grec signifie Apparence tandis qu’ « Enay » représente l’Etre. Le soldat s’exprime dans un français mêlé de dialecte gascon, tandis que le seigneur parle en termes nobles et choisis. « Le baron revient de la guerre et rencontre Enay, humblement vêtu. Le soldat prétentieux fait l’éloge de la vie guerrière, mais Enay discute ses théories pour lui montrer par de solides arguments, et avec beaucoup de finesse, le malheur d’une existence vécue au jour le jour avec, pour seul but, le succès immédiat. De dialogue en dialogue, l’auteur raconte les aventures de Faeneste : son arrivée à la Cour, ses amours et ses duels, ses exploits surprenants se terminant en fumée. Enfin les souffrances infligées au peuple par l’homme d’armes sont condamnées, ainsi que l’ambition de dominer par la force, même au déni de toute justice. La satire contre le catholicisme à l’occasion du séjour du baron en Italie, et particulièrement à Rome, tient dans l’œuvre une place importante. Les discussions sur le baptême, sur les prêtres, sur les miracles et sur les Limbes, révèlent les intentions polémiques de l’auteur, huguenot réputé et sévère pour la mémoire d’Henri IV, « apostat » par politique. L’œuvre se termine sur l’éloge ironique de l’impiété. »

Le plus vif intérêt de l’œuvre réside dans la vivacité de la description et dans le portrait très aigu de la France du début du XVIIe siècle.

Précieux exemplaire de seconde émission, grand de marges, finement relié en maroquin bleu nuit.





AUBIGNE, Théodore-Agrippa d' Les Avantures du baron de ...
AUBIGNE-Theodore-Agrippa-d-Les-Avantures-du-baron-de-



  AUBIGNE-Theodore-Agrippa-d-Les-Avantures-du-baron-de-



 

Prix: 2 500 €

AUBIGNE, Théodore-Agrippa d'

Les Avantures du baron de Faeneste.

Au Dezert, Imprimé aux despens de l’Autheur, 1630.

In-8 de (6) ff. dont le titre et 308 pp. Relié en plein maroquin bleu nuit, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs richement orné de glands dorés, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure du XIXe siècle signée F. Bedford.

170 x 104 mm.

Second tirage de l’édition originale collective, la première renfermant les quatre parties, la quatrième paraissant ici en édition originale. Tchemerzine, I, p. 175.

« Seule édition complète de ces dialogues qui ait paru du vivant de l’auteur ». (Brunet, I, 545).

« Ce second tirage de la première édition collective est considéré par M. de Backer comme une contrefaçon. Les pp. 306, 307 et 308 sont bien numérotées, le fleuron de titre est différent, les grandes capitales des têtes de livres sont plus petites, et beaucoup de fautes d’impression ont été corrigées » (Tchemerzine).

Cette édition présente la particularité suivante : la distinction typographique entre l’u et le v est observée dans le texte, bien qu’elle ne le soit pas dans le titre. L’adresse « Au Dezert » serait celle de Pierre Aubert à Genève. La publication de ce volume fit condamner son imprimeur à l’amende et à la prison sur un arrêt d’avril 1630 du Petit Conseil de Genève, avec injonction de détruire toute l’édition.

Ce roman satirique est composé, pour la plus grande partie, de dialogues entre le baron de Faeneste, soldat vaniteux et fanfaron, et le seigneur d’Enay, homme bon, simple et modeste, « Faeneste » en grec signifie Apparence tandis qu’ « Enay » représente l’Etre. Le soldat s’exprime dans un français mêlé de dialecte gascon, tandis que le seigneur parle en termes nobles et choisis. « Le baron revient de la guerre et rencontre Enay, humblement vêtu. Le soldat prétentieux fait l’éloge de la vie guerrière, mais Enay discute ses théories pour lui montrer par de solides arguments, et avec beaucoup de finesse, le malheur d’une existence vécue au jour le jour avec, pour seul but, le succès immédiat. De dialogue en dialogue, l’auteur raconte les aventures de Faeneste : son arrivée à la Cour, ses amours et ses duels, ses exploits surprenants se terminant en fumée. Enfin les souffrances infligées au peuple par l’homme d’armes sont condamnées, ainsi que l’ambition de dominer par la force, même au déni de toute justice. La satire contre le catholicisme à l’occasion du séjour du baron en Italie, et particulièrement à Rome, tient dans l’œuvre une place importante. Les discussions sur le baptême, sur les prêtres, sur les miracles et sur les Limbes, révèlent les intentions polémiques de l’auteur, huguenot réputé et sévère pour la mémoire d’Henri IV, « apostat » par politique. L’œuvre se termine sur l’éloge ironique de l’impiété. »

Le plus vif intérêt de l’œuvre réside dans la vivacité de la description et dans le portrait très aigu de la France du début du XVIIe siècle.

Précieux exemplaire de seconde émission, grand de marges, finement relié en maroquin bleu nuit.