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Edition originale rare relatant pour la première fois la présence de tâches sur vénus.

Il s’agit du premier atlas de cette planète, dans lequel Bianchini détermine son axe de rotation.







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Voyage, exploration / Livres illustrés / Science, médecine

BIANCHINI, François

Hesperi et Phosphori nova phaenomena sive observationes circa Planetam Veneris.

Rome, Giovanni Maria Salvioni, 1728.

In-folio de 1 frontispice, viii pp. dont le feuillet de titre imprimé en rouge et noir, 92 pp., 10 planches hors texte dont 4 dépliantes, 3 gravures dans le texte. Déchirure sans manque de texte dans la marge de la p.29. Relié en demi-basane havane mouchetée récente, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées.

380 x 250 mm.

Edition originale rare relatant pour la première fois la présence de tâches sur vénus.

Il s’agit du premier atlas de cette planète, dans lequel Bianchini détermine son axe de rotation.

Riccardi, I, 132 ; Graesse, I, 437.

« C’est donc dans cet ouvrage que Bianchini a consigné ses observations des taches de la planète Vénus. Il a donné une détermination du mouvement de rotation de cette planète. Il fit imprimer son livre magnifiquement, le dédia au roi de Portugal Jean V, auquel il offrit en même temps une machine représentant le système de cette planète, ornée de figures d’argent doré. Le roi envoya en retour à l’auteur, outre une forte somme d’argent, une lunette de nouvelle invention faite à Londres, et dont le travail était admirable ; il accorda depuis, en 1731, deux ans après la mort de Bianchini, la croix de l’ordre du Christ au compte Gaspard Bianchini, son neveu, et il y ajouta, en 1732, une commanderie, en payant de son trésor les frais dus, pour l’expédition du diplôme, à la caisse de l’ordre, et toutes les autres dépenses. »

François Bianchini (1662-1729) fut reçu membre de l’Académie physico-mathématique, établie par Monsignor Ciampini.

« En 1717, il eut un accident qui interrompit des observations importantes qu’il avait commencées sur la planète de Vénus, et dont les premières remontaient même jusqu’en 1716 ; il les reprit. Il en fit surtout alors d’infiniment curieuses sur les taches de cette planète. Il les faisait avec cette machine qu’il avait présentée à l’Académie de Paris ; et, pouvant employer des lunettes plus fortes qu’on ne l’avait pu jusqu’alors, il fit des découvertes et des observations toutes nouvelles. Il continuait en même temps son travail sur les tombeaux de la maison d’Auguste ; « il s’enfermait le jour, dit encore Fontenelle, dans le colombier sépulcral et souterrain, et la nuit il montait à son observatoire. » Aussi vit-on paraître, dans deux années consécutives, 1727 et 1728, deux importants ouvrages, l’un sur le colombier, et l’autre sur Vénus. Ce fut par ces deux productions remarquables qu’il termina sa carrière. » Michaud.

Le présent ouvrage est d’autre part un exemple important de l’illustration dans les livres italiens du XVIIIe siècle.

Il est illustré d’un frontispice gravé par Rocco Pozzi d’après Stefani Pozzi, de 3 gravures dans le texte et de 10 planches hors texte consacrées aux découvertes de Bianchini, 3 d’entre elles (2 dans le texte et 1 planche hors texte) étant réalisées en mezzotinte.

L’une des gravures illustrant le chapitre 2 représente le cratère lunaire Platon et 2 des planches à pleine page montrent des télescopes de l’époque.

William Ashworth notait dans le catalogue de son exposition intitulé The Face of the Moon que : « This small engraving, which appears in the text as part of the introductory chapter, shows the crater Plato at the right, with Aristotle and Eudoxus at left, and the mountain range of the alps cut by the dramatic slash of the Alpine Valley. Bianchini noted with surprise that the valley did not appear on the great Cassini map, and he was right; Bianchini was the first to see and to portray this most impressive of lunar valleys” (p. 11).

Bon exemplaire de cette rare originale du plus haut intérêt du point de vue de l’astronomie.





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Il s’agit du premier atlas de cette planète, dans lequel Bianchini détermine son axe de rotation.


Prix: 9 500 €

BIANCHINI, François

Hesperi et Phosphori nova phaenomena sive observationes circa Planetam Veneris.

Rome, Giovanni Maria Salvioni, 1728.

In-folio de 1 frontispice, viii pp. dont le feuillet de titre imprimé en rouge et noir, 92 pp., 10 planches hors texte dont 4 dépliantes, 3 gravures dans le texte. Déchirure sans manque de texte dans la marge de la p.29. Relié en demi-basane havane mouchetée récente, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées.

380 x 250 mm.

Edition originale rare relatant pour la première fois la présence de tâches sur vénus.

Il s’agit du premier atlas de cette planète, dans lequel Bianchini détermine son axe de rotation.

Riccardi, I, 132 ; Graesse, I, 437.

« C’est donc dans cet ouvrage que Bianchini a consigné ses observations des taches de la planète Vénus. Il a donné une détermination du mouvement de rotation de cette planète. Il fit imprimer son livre magnifiquement, le dédia au roi de Portugal Jean V, auquel il offrit en même temps une machine représentant le système de cette planète, ornée de figures d’argent doré. Le roi envoya en retour à l’auteur, outre une forte somme d’argent, une lunette de nouvelle invention faite à Londres, et dont le travail était admirable ; il accorda depuis, en 1731, deux ans après la mort de Bianchini, la croix de l’ordre du Christ au compte Gaspard Bianchini, son neveu, et il y ajouta, en 1732, une commanderie, en payant de son trésor les frais dus, pour l’expédition du diplôme, à la caisse de l’ordre, et toutes les autres dépenses. »

François Bianchini (1662-1729) fut reçu membre de l’Académie physico-mathématique, établie par Monsignor Ciampini.

« En 1717, il eut un accident qui interrompit des observations importantes qu’il avait commencées sur la planète de Vénus, et dont les premières remontaient même jusqu’en 1716 ; il les reprit. Il en fit surtout alors d’infiniment curieuses sur les taches de cette planète. Il les faisait avec cette machine qu’il avait présentée à l’Académie de Paris ; et, pouvant employer des lunettes plus fortes qu’on ne l’avait pu jusqu’alors, il fit des découvertes et des observations toutes nouvelles. Il continuait en même temps son travail sur les tombeaux de la maison d’Auguste ; « il s’enfermait le jour, dit encore Fontenelle, dans le colombier sépulcral et souterrain, et la nuit il montait à son observatoire. » Aussi vit-on paraître, dans deux années consécutives, 1727 et 1728, deux importants ouvrages, l’un sur le colombier, et l’autre sur Vénus. Ce fut par ces deux productions remarquables qu’il termina sa carrière. » Michaud.

Le présent ouvrage est d’autre part un exemple important de l’illustration dans les livres italiens du XVIIIe siècle.

Il est illustré d’un frontispice gravé par Rocco Pozzi d’après Stefani Pozzi, de 3 gravures dans le texte et de 10 planches hors texte consacrées aux découvertes de Bianchini, 3 d’entre elles (2 dans le texte et 1 planche hors texte) étant réalisées en mezzotinte.

L’une des gravures illustrant le chapitre 2 représente le cratère lunaire Platon et 2 des planches à pleine page montrent des télescopes de l’époque.

William Ashworth notait dans le catalogue de son exposition intitulé The Face of the Moon que : « This small engraving, which appears in the text as part of the introductory chapter, shows the crater Plato at the right, with Aristotle and Eudoxus at left, and the mountain range of the alps cut by the dramatic slash of the Alpine Valley. Bianchini noted with surprise that the valley did not appear on the great Cassini map, and he was right; Bianchini was the first to see and to portray this most impressive of lunar valleys” (p. 11).

Bon exemplaire de cette rare originale du plus haut intérêt du point de vue de l’astronomie.