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LETTRES PERSANES A MODIFIER

c, très importante car la première donnée et reconnue par Montesquieu.

Elle diffère entièrement de la première : elle contient dix lettres de moins, et certaines sont ajoutées ou modifiées.

« Cette seconde édition est tellement rare que M. Vian avait cru longtemps que son exemplaire était unique » (Rochebilière).

[Amsterdam], 1721.







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Les incontournables / Histoire des Idées, innovations

MONTESQUIEU

Lettres Persanes. Seconde édition. Revue, corrigée, diminuée & augmentée par l’auteur.

Cologne, Pierre Marteau, [Amsterdam, Jacques Desbordes], 1721.

2 tomes reliés en 1 volume petit in-12 de 312 pp. et 347 pp. Infime déchirure à l’angle inférieur de la p. 214 sans atteinte au texte. Titres rouges et noirs avec chiffre entrelacé. Plein veau brun, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin orange, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure hollandaise de l’époque.

128 x 74 mm.

Seconde édition originale des Lettres Persanes, la première donnée et reconnue par Montesquieu, très importante et « tellement rare que M. Vian avait cru longtemps que son exemplaire était unique » (A. Rochebilière, Bibliographie des Editions originales d’auteurs français, Paris, 1930, n°775).

Tchemerzine, IV, 922.

« Cette seconde édition diffère entièrement de la première et de ses copies, l'ordre des Lettres n'est pas le même, la première Lettre de cette édition était précédemment la sixième, il y en a dix de moins, certaines sont ajoutées ou modifiées ».

Voir, dans l’Amateur d’autographes de Charavay, numéros des 1er et 10 juillet 1869, page 205, un article signé L. V. (Louis Vian) sur cette édition que le signataire croit être de 1723. Il donne des détails intéressants sur les Lettres qui ont été supprimées, modifiées ou ajoutées. Serait-ce cette édition dont parle Voltaire où Montesquieu a fait des changements pour pouvoir entrer à l'Académie ? Cela paraît fort probable, les recherches de M. Vian ne laissent guère de doute à cet égard. Cette édition aurait été antidatée pour les besoins de la cause du futur académicien. Les caractères et les fleurons sont identiquement les mêmes que ceux qui ont servi pour une troisième édition de Hollande, avouée par l’auteur et qui parut en 1730. Comme cette troisième édition porte le nom de Jacques Desbordes, il s'ensuit que la rubrique de Cologne doit être interprétée par Amsterdam et le nom supposé de Pierre Marteau cache celui de Jacques Desbordes, comme nom réel d'imprimeur. On en aura la preuve certaine quand on saura que l'édition de 1730 est une réimpression page pour page et ligne pour ligne de cette seconde édition et qu'il y a à peine quelques petits fleurons de changés. Cette seconde édition est tellement rare que M. Vian avait cru longtemps que son exemplaire était unique.

LE SUCCÈS DE CE LIVRE HARDI, QUI FRONDAIT TOUTES LES IDÉES REÇUES ET LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ À CETTE ÉPOQUE, FUT IMMENSE.

« Si on laisse de côté l'intrigue orientale, il faut retenir que les ‘Lettres persanes’ constituent un tableau extrêmement vivant, malicieux et plein d'esprit de l'époque. Dans sa critique des institutions, dans l'étude comparée des régimes politiques et des mœurs, dans ses vues sociologiques, il révèle le meilleur de lui-même : ce sont alors ces vues hardies, nouvelles, auxquelles il initia ses contemporains et qui nous semblent encore si originales, vues dont il devait donner la parfaite expression avec les ‘Considérations’ et ‘L 'Esprit des lois’.

Malgré le caractère anonyme de l'œuvre, malgré sa violence et son impertinence, ce furent les ‘Lettres persanes’ qui lui ouvrirent les portes de l'Académie Française en 1727 et notamment cette seconde et rarissime édition originale, la première donnée et revue par Montesquieu dans le but reconnu d’entrer à l’Académie Française.

Ce genre qu’il n'avait pas créé, mais qu’il avait su imposer, connut une fortune éclatante pendant tout le XVIIIe siècle ; qu'il suffise de mentionner deux écrivains tout contraires, Voltaire et Chateaubriand, qui s'y essayèrent, le premier dans ‘l'Ingénu’, le second dans ‘les Natchez’.

Précieux exemplaire conservé dans sa reliure hollandaise de l’époque, condition la plus authentique, car comme mentionné ci-dessus cette seconde édition originale des Lettres Persanes fut imprimée en Hollande.

Cette seconde édition originale décrite par Rochebilière comme « tellement rare » est en fait encore plus difficile à trouver que la première originale publiée en 1721 « sans la participation de Montesquieu ».

Le dernier bel exemplaire de cette dernière passé sur le marché, relié en simple basane aux armes étrangères non attribuées, fut vendu 72 000 € il y a 11 ans chez Pierre Bergé et associés, Paris, 13 mai 2004.





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c, très importante car la première donnée et reconnue par Montesquieu.

Elle diffère entièrement de la première : elle contient dix lettres de moins, et certaines sont ajoutées ou modifiées.

« Cette seconde édition est tellement rare que M. Vian avait cru longtemps que son exemplaire était unique » (Rochebilière).

[Amsterdam], 1721.


Prix: 9 500 €

MONTESQUIEU

Lettres Persanes. Seconde édition. Revue, corrigée, diminuée & augmentée par l’auteur.

Cologne, Pierre Marteau, [Amsterdam, Jacques Desbordes], 1721.

2 tomes reliés en 1 volume petit in-12 de 312 pp. et 347 pp. Infime déchirure à l’angle inférieur de la p. 214 sans atteinte au texte. Titres rouges et noirs avec chiffre entrelacé. Plein veau brun, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin orange, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure hollandaise de l’époque.

128 x 74 mm.

Seconde édition originale des Lettres Persanes, la première donnée et reconnue par Montesquieu, très importante et « tellement rare que M. Vian avait cru longtemps que son exemplaire était unique » (A. Rochebilière, Bibliographie des Editions originales d’auteurs français, Paris, 1930, n°775).

Tchemerzine, IV, 922.

« Cette seconde édition diffère entièrement de la première et de ses copies, l'ordre des Lettres n'est pas le même, la première Lettre de cette édition était précédemment la sixième, il y en a dix de moins, certaines sont ajoutées ou modifiées ».

Voir, dans l’Amateur d’autographes de Charavay, numéros des 1er et 10 juillet 1869, page 205, un article signé L. V. (Louis Vian) sur cette édition que le signataire croit être de 1723. Il donne des détails intéressants sur les Lettres qui ont été supprimées, modifiées ou ajoutées. Serait-ce cette édition dont parle Voltaire où Montesquieu a fait des changements pour pouvoir entrer à l'Académie ? Cela paraît fort probable, les recherches de M. Vian ne laissent guère de doute à cet égard. Cette édition aurait été antidatée pour les besoins de la cause du futur académicien. Les caractères et les fleurons sont identiquement les mêmes que ceux qui ont servi pour une troisième édition de Hollande, avouée par l’auteur et qui parut en 1730. Comme cette troisième édition porte le nom de Jacques Desbordes, il s'ensuit que la rubrique de Cologne doit être interprétée par Amsterdam et le nom supposé de Pierre Marteau cache celui de Jacques Desbordes, comme nom réel d'imprimeur. On en aura la preuve certaine quand on saura que l'édition de 1730 est une réimpression page pour page et ligne pour ligne de cette seconde édition et qu'il y a à peine quelques petits fleurons de changés. Cette seconde édition est tellement rare que M. Vian avait cru longtemps que son exemplaire était unique.

LE SUCCÈS DE CE LIVRE HARDI, QUI FRONDAIT TOUTES LES IDÉES REÇUES ET LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ À CETTE ÉPOQUE, FUT IMMENSE.

« Si on laisse de côté l'intrigue orientale, il faut retenir que les ‘Lettres persanes’ constituent un tableau extrêmement vivant, malicieux et plein d'esprit de l'époque. Dans sa critique des institutions, dans l'étude comparée des régimes politiques et des mœurs, dans ses vues sociologiques, il révèle le meilleur de lui-même : ce sont alors ces vues hardies, nouvelles, auxquelles il initia ses contemporains et qui nous semblent encore si originales, vues dont il devait donner la parfaite expression avec les ‘Considérations’ et ‘L 'Esprit des lois’.

Malgré le caractère anonyme de l'œuvre, malgré sa violence et son impertinence, ce furent les ‘Lettres persanes’ qui lui ouvrirent les portes de l'Académie Française en 1727 et notamment cette seconde et rarissime édition originale, la première donnée et revue par Montesquieu dans le but reconnu d’entrer à l’Académie Française.

Ce genre qu’il n'avait pas créé, mais qu’il avait su imposer, connut une fortune éclatante pendant tout le XVIIIe siècle ; qu'il suffise de mentionner deux écrivains tout contraires, Voltaire et Chateaubriand, qui s'y essayèrent, le premier dans ‘l'Ingénu’, le second dans ‘les Natchez’.

Précieux exemplaire conservé dans sa reliure hollandaise de l’époque, condition la plus authentique, car comme mentionné ci-dessus cette seconde édition originale des Lettres Persanes fut imprimée en Hollande.

Cette seconde édition originale décrite par Rochebilière comme « tellement rare » est en fait encore plus difficile à trouver que la première originale publiée en 1721 « sans la participation de Montesquieu ».

Le dernier bel exemplaire de cette dernière passé sur le marché, relié en simple basane aux armes étrangères non attribuées, fut vendu 72 000 € il y a 11 ans chez Pierre Bergé et associés, Paris, 13 mai 2004.