JARRY Office de la vierge Marie livres rares edition originale livres anciens camille sourget JARRY Office de la vierge Marie livres rares edition originale livres anciens camille sourget JARRY Office de la vierge Marie livres rares edition originale livres anciens camille sourget JARRY Office de la vierge Marie livres rares edition originale livres anciens camille sourget JARRY Office de la vierge Marie livres rares edition originale livres anciens camille sourget
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Le joyau calligraphié par Nicolas Jarry, le plus célèbre calligraphe de la cour du roi Louis XIV, enluminé pour la reine Anne d’Autriche.

Manuscrit enluminé, signé et daté par le plus célèbre et le plus habile des calligraphes post-médiévaux.







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Reliures / Livres illustrés / Histoire, religion

JARRY, Nicolas.

Office de la vierge Marie avec un exercice spirituel (en latin et français).

Paris, 1654.

1 titre sur peau de vélin fort et 336 pages calligraphiées sur peau de vélin, complet, 15 lignes à la page plus titre courant, chaque page manuscrite encadrée d'un filet à l'or fin, écriture à l'encre brune en petits caractères romains d'une extrême finesse et en élégante italique, rubriques et têtes de chapitre à l'encre rouge, initiales d'une et deux lignes en bleu, titres et têtes de chapitre en or ornés de capitales or et bleu, 11 pages enluminées de grandes initiales florales et d'en- têtes avec fleurs, rubans, arabesques et chiffres couronnés, en exceptionnel état de conservation.

113 x 68 mm.



 

Étincelante reliure de Trautz-Bauzonnet réalisée vers l’année 1870 en maroquin olive orné d’un décor à la fanfare doré aux petits fers et mosaïque avec listels de maroquin noir et pastilles de maroquin rouge, dos à nerfs orné de même, coupes décorées, doublures de vélin orné d’un semé d’étoiles dorées, d’angelots et du prénom Marie frappé en lettres d'or au centre, tranches ciselées, dorées, peintes et ornées de fleurs et entrelacs bleu, gris et rouge, signature de Trautz en pied du plat supérieur et Trautz-Bauzonnet en pied de la doublure, étui de maroquin havane. Trautz-Bauzonnet.

Provenance :

Manuscrit enluminé, signé et daté par le plus célèbre et le plus habile des calligraphes postmédiévaux.

Les manuscrits de Jarry ont été décrits comme ayant « Flowery illuminations and a script that looks as if it could have been produced by a little delicate typewriter » (M. Holland dans Bull. John Rylands Lib, lxv, 1983, p. 148).

« Using a delicate script of great refinement, Jarry has beautifully proportioned his letters to the limited space of the page, with no sense of crowding or loss of legibility » (D. Miner, Two Thousand Years of Calligraphy, Baltimore, 1965).

« Nicolas Jarry est le plus célèbre des calligraphes français du XVIIe siècle.

Son écriture est d’une beauté remarquable. On ne cite pas de calligraphe qui puisse lui être préféré.

Brunet lui a exceptionnellement consacré un long article, dans son Manuel du libraire (1862, t. iii, col. 511-515) et Supplément (1878, t. 1, col. 692-693). La bibliographie qu'il a dressée de ses œuvres est à peu près complète. Elle comprend 46 manuscrits. » (Imago Mundi)

« Jarry fut sans doute le plus célèbre maître écrivain de son temps.

Très prisé dès le XVIIe siècle et toujours recherché des bibliophiles, son art consiste essentiellement en livres de liturgie et de dévotion. S'y trouvent notamment plusieurs copies de la Preparatio ad missam, un Psautier de Jésus, des Offices de la Vierge Marie, des Heures de Notre-Dame, Benedictiones pontificales, etc. Ses livres étaient souvent ornés d'un frontispice gouaché et de bordures dorées ; ils sont généralement écrits sur vélin et en petit format. Jarry excellait dans la copie des caractères romains et italiques, modèles plus proches de la typographie que de la calligraphie et, de fait, malaisés à reproduire.

Les dédicataires de ses œuvres sont des notables de haut rang, tels Dominique Séguier, Gaston d'Orléans, le cardinal de Richelieu, Louis xiv, Anne d'Autriche, Nicolas Fouquet... »

Les manuscrits signés de Jarry (1615-1670) couvrent les années 1633 à 1663.

Louis xiv le nomma « écrivain et noteur de la musique du Roi ».

Le présent manuscrit est daté de l’année 1654 sur le titre et signé deux fois « N. Jarris Paris scribebat anno 1654 » pages 182 et 251.

Il porte les chiffres couronnés AA et DDCC répétés 11 fois de la Reine Anne d’Autriche (Castille) (1601-1666) qui était la plus célèbre cliente de Jarry.

Ainsi, le chiffre entrelacé aa reproduit par Olivier (Manuel de l’amateur de reliures armoriées ; pl. 2505, fer n° 4) est-il présent aux pages 1, 87, 109, 131, 183 et 189 et le chiffre complémentaire ddcc aux pages 51, 99, 121, 159 et 253.

Depuis plus de deux siècles les productions de Jarry sont considérées comme les plus précieuses parmi l’ensemble des manuscrits calligraphiés et enluminés de l’âge classique « and were regarded as the ultimate desiderata of princely collectors ».

Le présent manuscrit ne fait pas exception à cette règle puisqu'il passa de la bibliothèque de la reine Anne d'Autriche dans celle du roi Louis xiv puis on le retrouve chez :

- Eugène Paillet (1829-1901), le plus fin amateur de livres illustrés du XVIIIe siècle, avec sa signature sur la garde et son ex-libris gravé. Il fut relié pour lui en 1870.

- Damascene Morgand, Catalogue des livres de la bibliothèque de M. Eugène Paillet, 1887, pp. 77-8 n° 387, au prix de 8 000 F or.

- Valentine A. Blaque, avec son ex-libris en maroquin rouge.

- Henry W. Poor, qui acquit la collection Blacque en totalité avec son ex-libris en maroquin rouge.

- Vente Anderson, New York, part V, 1909, lot 93, vendu pour 3 350 $.

- Brayton Yves, vendu à sa vente « American Art Association, New York, 6 avril 1915 » vendu pour 4 950 $.

- Mortimer Schiff (1877-1931) avec son ex-libris en maroquin rouge, vendu le 5 juillet 1938, lot 885 à Quaritch.

- Quaritch, cat. 554, année 1938, n° 387.

- Major Abbey 1894-1969, acheté le 24 février 1943.

- Librairie Patrick Sourget, mai 1990, n° 81 – vendu 230 000 €.

Texte :

Le manuscrit commence avec les Heures de la Vierge à l'usage de Rome.

Reliure :

Georges Trautz, « the ablest finisher of his day, who had... brought the technique of gilding to perfection... refused to work for the booksellers and was unknown to the general public. For years Eugène Paillet had patronised David or one of the three Petits, until Trautz’s existence was happily revealed to him. Other collectors followed him - notably Baron James de Rothschild - and the aged Trautz, soon found himself the centre of a cult, Trautzolatry. Béraldi, who had suffered from the mania himself, bas described its results with observant wit : the pleadings of old clients, the patience of new ones, the prestige - equivalent to noble birth - which one of Trautz’s bindings lent its possessor, the destruction of old bindings to be replaced by the master's work, until finally the old man, tiring of such eminence, accepted anything brought to him for binding, only to put it in the corner and forget all about it. » (Hobson, p. 109).

Le présent manuscrit est revêtu de l’une des plus belles reliures de Trautz Bauzonnet. Ce fut la onzième sur un total de 23 reliures mosaïquées qu’il exécuta. Henri Béraldi la décrit dans le bulletin du bibliophile de 1885 comme l’un des chefs-d’œuvre du maître.

Ce joyau de la reine Anne d’Autriche fut catalogué 8 000 F or par le plus grand libraire Damascène Morgand, sur son catalogue de l’année 1887, n° 387.

Ce même libraire cataloguait alors 60 F or la « première édition devenue très rare » des « Précieuses ridicules » Paris, 1660, en vélin ancien. (Réf : Répertoire Damascène Morgand, Paris 1893, n° 4327). L’édition originale des « Précieuses ridicules » se négocie aujourd’hui 300 000 €.





JARRY Office de la vierge Marie livres rares édition originale livres anciens camille sourget
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Manuscrit enluminé, signé et daté par le plus célèbre et le plus habile des calligraphes post-médiévaux.


Prix: 75 000 €

JARRY, Nicolas.

Office de la vierge Marie avec un exercice spirituel (en latin et français).

Paris, 1654.

1 titre sur peau de vélin fort et 336 pages calligraphiées sur peau de vélin, complet, 15 lignes à la page plus titre courant, chaque page manuscrite encadrée d'un filet à l'or fin, écriture à l'encre brune en petits caractères romains d'une extrême finesse et en élégante italique, rubriques et têtes de chapitre à l'encre rouge, initiales d'une et deux lignes en bleu, titres et têtes de chapitre en or ornés de capitales or et bleu, 11 pages enluminées de grandes initiales florales et d'en- têtes avec fleurs, rubans, arabesques et chiffres couronnés, en exceptionnel état de conservation.

113 x 68 mm.

Étincelante reliure de Trautz-Bauzonnet réalisée vers l’année 1870 en maroquin olive orné d’un décor à la fanfare doré aux petits fers et mosaïque avec listels de maroquin noir et pastilles de maroquin rouge, dos à nerfs orné de même, coupes décorées, doublures de vélin orné d’un semé d’étoiles dorées, d’angelots et du prénom Marie frappé en lettres d'or au centre, tranches ciselées, dorées, peintes et ornées de fleurs et entrelacs bleu, gris et rouge, signature de Trautz en pied du plat supérieur et Trautz-Bauzonnet en pied de la doublure, étui de maroquin havane. Trautz-Bauzonnet.

Provenance :

Manuscrit enluminé, signé et daté par le plus célèbre et le plus habile des calligraphes postmédiévaux.

Les manuscrits de Jarry ont été décrits comme ayant « Flowery illuminations and a script that looks as if it could have been produced by a little delicate typewriter » (M. Holland dans Bull. John Rylands Lib, lxv, 1983, p. 148).

« Using a delicate script of great refinement, Jarry has beautifully proportioned his letters to the limited space of the page, with no sense of crowding or loss of legibility » (D. Miner, Two Thousand Years of Calligraphy, Baltimore, 1965).

« Nicolas Jarry est le plus célèbre des calligraphes français du XVIIe siècle.

Son écriture est d’une beauté remarquable. On ne cite pas de calligraphe qui puisse lui être préféré.

Brunet lui a exceptionnellement consacré un long article, dans son Manuel du libraire (1862, t. iii, col. 511-515) et Supplément (1878, t. 1, col. 692-693). La bibliographie qu'il a dressée de ses œuvres est à peu près complète. Elle comprend 46 manuscrits. » (Imago Mundi)

« Jarry fut sans doute le plus célèbre maître écrivain de son temps.

Très prisé dès le XVIIe siècle et toujours recherché des bibliophiles, son art consiste essentiellement en livres de liturgie et de dévotion. S'y trouvent notamment plusieurs copies de la Preparatio ad missam, un Psautier de Jésus, des Offices de la Vierge Marie, des Heures de Notre-Dame, Benedictiones pontificales, etc. Ses livres étaient souvent ornés d'un frontispice gouaché et de bordures dorées ; ils sont généralement écrits sur vélin et en petit format. Jarry excellait dans la copie des caractères romains et italiques, modèles plus proches de la typographie que de la calligraphie et, de fait, malaisés à reproduire.

Les dédicataires de ses œuvres sont des notables de haut rang, tels Dominique Séguier, Gaston d'Orléans, le cardinal de Richelieu, Louis xiv, Anne d'Autriche, Nicolas Fouquet... »

Les manuscrits signés de Jarry (1615-1670) couvrent les années 1633 à 1663.

Louis xiv le nomma « écrivain et noteur de la musique du Roi ».

Le présent manuscrit est daté de l’année 1654 sur le titre et signé deux fois « N. Jarris Paris scribebat anno 1654 » pages 182 et 251.

Il porte les chiffres couronnés AA et DDCC répétés 11 fois de la Reine Anne d’Autriche (Castille) (1601-1666) qui était la plus célèbre cliente de Jarry.

Ainsi, le chiffre entrelacé aa reproduit par Olivier (Manuel de l’amateur de reliures armoriées ; pl. 2505, fer n° 4) est-il présent aux pages 1, 87, 109, 131, 183 et 189 et le chiffre complémentaire ddcc aux pages 51, 99, 121, 159 et 253.

Depuis plus de deux siècles les productions de Jarry sont considérées comme les plus précieuses parmi l’ensemble des manuscrits calligraphiés et enluminés de l’âge classique « and were regarded as the ultimate desiderata of princely collectors ».

Le présent manuscrit ne fait pas exception à cette règle puisqu'il passa de la bibliothèque de la reine Anne d'Autriche dans celle du roi Louis xiv puis on le retrouve chez :

- Eugène Paillet (1829-1901), le plus fin amateur de livres illustrés du XVIIIe siècle, avec sa signature sur la garde et son ex-libris gravé. Il fut relié pour lui en 1870.

- Damascene Morgand, Catalogue des livres de la bibliothèque de M. Eugène Paillet, 1887, pp. 77-8 n° 387, au prix de 8 000 F or.

- Valentine A. Blaque, avec son ex-libris en maroquin rouge.

- Henry W. Poor, qui acquit la collection Blacque en totalité avec son ex-libris en maroquin rouge.

- Vente Anderson, New York, part V, 1909, lot 93, vendu pour 3 350 $.

- Brayton Yves, vendu à sa vente « American Art Association, New York, 6 avril 1915 » vendu pour 4 950 $.

- Mortimer Schiff (1877-1931) avec son ex-libris en maroquin rouge, vendu le 5 juillet 1938, lot 885 à Quaritch.

- Quaritch, cat. 554, année 1938, n° 387.

- Major Abbey 1894-1969, acheté le 24 février 1943.

- Librairie Patrick Sourget, mai 1990, n° 81 – vendu 230 000 €.

Texte :

Le manuscrit commence avec les Heures de la Vierge à l'usage de Rome.

Reliure :

Georges Trautz, « the ablest finisher of his day, who had... brought the technique of gilding to perfection... refused to work for the booksellers and was unknown to the general public. For years Eugène Paillet had patronised David or one of the three Petits, until Trautz’s existence was happily revealed to him. Other collectors followed him - notably Baron James de Rothschild - and the aged Trautz, soon found himself the centre of a cult, Trautzolatry. Béraldi, who had suffered from the mania himself, bas described its results with observant wit : the pleadings of old clients, the patience of new ones, the prestige - equivalent to noble birth - which one of Trautz’s bindings lent its possessor, the destruction of old bindings to be replaced by the master's work, until finally the old man, tiring of such eminence, accepted anything brought to him for binding, only to put it in the corner and forget all about it. » (Hobson, p. 109).

Le présent manuscrit est revêtu de l’une des plus belles reliures de Trautz Bauzonnet. Ce fut la onzième sur un total de 23 reliures mosaïquées qu’il exécuta. Henri Béraldi la décrit dans le bulletin du bibliophile de 1885 comme l’un des chefs-d’œuvre du maître.

Ce joyau de la reine Anne d’Autriche fut catalogué 8 000 F or par le plus grand libraire Damascène Morgand, sur son catalogue de l’année 1887, n° 387.

Ce même libraire cataloguait alors 60 F or la « première édition devenue très rare » des « Précieuses ridicules » Paris, 1660, en vélin ancien. (Réf : Répertoire Damascène Morgand, Paris 1893, n° 4327). L’édition originale des « Précieuses ridicules » se négocie aujourd’hui 300 000 €.