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Première édition des Novelas de l’année 1614 conservée dans son vélin de l’époque.

Première édition de Pampelune, première édition de l’année 1614 et troisième édition générale après les deux de Madrid parues en 1613.







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Littérature

Cervantes Saavedra, Miguel de (1547-1616).

Novelas exemplares. Dirigido a don Pedro Fernandez de Castro, Conde de Lemos, de Andrade, y de Villalua, Marques de Sarria, Gentilhombre de la Camara de su Magestad, Virrey, Gouernador, y Capitan General del Reyno de Napoles, Comendador de la Encomenda de la Zarça de la Orden de Alcantara.

En Pamplona, por Nicolas de Assiayn, Impressor del Reyna de Navarra, 1614.

Petit in-8 de (8) et 392 feuillets, pte. déchirure à l’angle inf. de la p. 385 sans atteinte au texte.

Plein vélin souple à petits rabats, dos lisse, traces de titre « Novellas » calligraphié sur le dos. Plaisante reliure de l’époque.

141 x 93 mm.

Première édition de Pampelune, première édition de l’année 1614 et troisième édition générale après les deux de Madrid parues en 1613.

Ces 3 premières éditions sont rarissimes : Brunet mentionnait à propos de la première de Madrid : « Première édition de ces Nouvelles si rares qu’en 1828 Salva n’en connaissait pas un seul exemplaire en Espagne » (Brunet, I, 1753). Il poursuivait ainsi : « La seconde édition est considérée comme presque aussi rare et aussi recherchée que la première.

La troisième, Pamplona, 1614 (celle-ci) n’est guère moins rare que les deux précédentes. »

Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, le recueil des douze nouvelles représente le monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Miguel de Cervantes. Il vit donc le jour en 1613 chez Jean de La Cuesta, son éditeur madrilène.

Le recueil se compose de 12 nouvelles : « La petite gitane », « L’amant généreux », « Rinconète et Cortadillo », « L’espagnole anglaise », « Le licencié Vidriera », « La force du sang », « L’illustre servante », « Les deux jeunes filles », « Cornelia », « Le mariage trompeur », « Le colloque des chiens », « La fausse tante ».

Trois éditions du recueil, toutes également rares, ont vu le jour en 1614, à Pampelune, à Bruxelles et à Séville : « La de Pamplona (Nicolás de Asiaín), muy cuidada y atenta a corregir erratas - aunque solo las evidentes -, la edición de Bruselas (Velpio y Huberto Antonio, 1614), que transcribe incluso las erratas evidentes y la famosa edición contrahecha de Sevilla, publicada con portada de Madrid y atribuida a Juan de la Cuesta. Esta edición fue tenida durante mucho tiempo por auténtica segunda edición de Cuesta, hasta que Salvá le adjudicó un origen espurio lisboeta, si bien su cuidadoso estudio tipográfico lleva a pensar en una falsificación editorial de origen sevillano" (López, Materiales para una edición crítica de las Novelas ejemplares, in Los textos di Cervantes, Madrid, 2013, p. 78).

« Mais il n’y a pas que Don Quichotte »…

« Les Nouvelles exemplaires, que l’on pourrait appeler des contes moraux, achèvent le tableau de la société espagnole, à la manière d’un manuel de savoir-vivre, brodé d’autre part par la fantaisie des entremeses, sketches alertement troussés » (Jean Babelon).

Rompant avec la tradition italienne de la nouvelle et ses règles fixes, le recueil est à l’origine de procédés esthétiques qui allaient apporter au genre un souffle nouveau. Dans son prologue, Cervantes revendique cet acte fondateur.

« Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici - pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s'agitait sur les places et dans les rues de l'Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l'emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l'initiateur ; grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l'évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s'y reflète dans ses aspects multiples ; tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s'affrontent les instincts élémentaires de la vie - et qui comptent parmi les meilleurs, - on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire ; car si rien n'échappe au regard pénétrant de l'auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et, somme toute, bienveillant, où s'exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. »

Cette première édition de 1614 imprimée à Pampelune est devenue introuvable en vélin de l’époque.

Pierre Bergé possédait un exemplaire de la troisième édition de 1614 en reliure pastique moderne estimé 15/20 000 € hors frais. La Librairie Patrick Sourget vendait 30 000 € un exemplaire de la seconde édition de 1614 en vélin de l’époque en juin 2002, il y a 18 ans.

Superbe exemplaire de cette première édition de 1614 des nouvelles de Cervantès, de toute rareté en séduisant vélin de l’époque.





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Première édition de Pampelune, première édition de l’année 1614 et troisième édition générale après les deux de Madrid parues en 1613.


Prix: 23 000 €

Cervantes Saavedra, Miguel de (1547-1616).

Novelas exemplares. Dirigido a don Pedro Fernandez de Castro, Conde de Lemos, de Andrade, y de Villalua, Marques de Sarria, Gentilhombre de la Camara de su Magestad, Virrey, Gouernador, y Capitan General del Reyno de Napoles, Comendador de la Encomenda de la Zarça de la Orden de Alcantara.

En Pamplona, por Nicolas de Assiayn, Impressor del Reyna de Navarra, 1614.

Petit in-8 de (8) et 392 feuillets, pte. déchirure à l’angle inf. de la p. 385 sans atteinte au texte.

Plein vélin souple à petits rabats, dos lisse, traces de titre « Novellas » calligraphié sur le dos. Plaisante reliure de l’époque.

141 x 93 mm.

Première édition de Pampelune, première édition de l’année 1614 et troisième édition générale après les deux de Madrid parues en 1613.

Ces 3 premières éditions sont rarissimes : Brunet mentionnait à propos de la première de Madrid : « Première édition de ces Nouvelles si rares qu’en 1828 Salva n’en connaissait pas un seul exemplaire en Espagne » (Brunet, I, 1753). Il poursuivait ainsi : « La seconde édition est considérée comme presque aussi rare et aussi recherchée que la première.

La troisième, Pamplona, 1614 (celle-ci) n’est guère moins rare que les deux précédentes. »

Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, le recueil des douze nouvelles représente le monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Miguel de Cervantes. Il vit donc le jour en 1613 chez Jean de La Cuesta, son éditeur madrilène.

Le recueil se compose de 12 nouvelles : « La petite gitane », « L’amant généreux », « Rinconète et Cortadillo », « L’espagnole anglaise », « Le licencié Vidriera », « La force du sang », « L’illustre servante », « Les deux jeunes filles », « Cornelia », « Le mariage trompeur », « Le colloque des chiens », « La fausse tante ».

Trois éditions du recueil, toutes également rares, ont vu le jour en 1614, à Pampelune, à Bruxelles et à Séville : « La de Pamplona (Nicolás de Asiaín), muy cuidada y atenta a corregir erratas - aunque solo las evidentes -, la edición de Bruselas (Velpio y Huberto Antonio, 1614), que transcribe incluso las erratas evidentes y la famosa edición contrahecha de Sevilla, publicada con portada de Madrid y atribuida a Juan de la Cuesta. Esta edición fue tenida durante mucho tiempo por auténtica segunda edición de Cuesta, hasta que Salvá le adjudicó un origen espurio lisboeta, si bien su cuidadoso estudio tipográfico lleva a pensar en una falsificación editorial de origen sevillano" (López, Materiales para una edición crítica de las Novelas ejemplares, in Los textos di Cervantes, Madrid, 2013, p. 78).

« Mais il n’y a pas que Don Quichotte »…

« Les Nouvelles exemplaires, que l’on pourrait appeler des contes moraux, achèvent le tableau de la société espagnole, à la manière d’un manuel de savoir-vivre, brodé d’autre part par la fantaisie des entremeses, sketches alertement troussés » (Jean Babelon).

Rompant avec la tradition italienne de la nouvelle et ses règles fixes, le recueil est à l’origine de procédés esthétiques qui allaient apporter au genre un souffle nouveau. Dans son prologue, Cervantes revendique cet acte fondateur.

« Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici - pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s'agitait sur les places et dans les rues de l'Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l'emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l'initiateur ; grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l'évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s'y reflète dans ses aspects multiples ; tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s'affrontent les instincts élémentaires de la vie - et qui comptent parmi les meilleurs, - on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire ; car si rien n'échappe au regard pénétrant de l'auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et, somme toute, bienveillant, où s'exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. »

Cette première édition de 1614 imprimée à Pampelune est devenue introuvable en vélin de l’époque.

Pierre Bergé possédait un exemplaire de la troisième édition de 1614 en reliure pastique moderne estimé 15/20 000 € hors frais. La Librairie Patrick Sourget vendait 30 000 € un exemplaire de la seconde édition de 1614 en vélin de l’époque en juin 2002, il y a 18 ans.

Superbe exemplaire de cette première édition de 1614 des nouvelles de Cervantès, de toute rareté en séduisant vélin de l’époque.