BAYLE Dictionnaire livres rares edition originale livres anciens camille sourget BAYLE Dictionnaire livres rares edition originale livres anciens camille sourget
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Le Dictionnaire de Bayle imprimé à Trévoux en 1734, l’édition choisie par l’éditeur de 1820 pour sa réimpression en raison des remarques critiques insérées par l’Abbé Leclerc à la fin des volumes.

Trévoux, 1734.







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BAYLE, Pierre.

Dictionnaire historique et critique, par Mr. Pierre Bayle. Cinquième édition revue, corrigée et augmentée de remarques critiques, avec la vie de l’auteur, par Mr. Des Maizeaux.

Amsterdam [Trévoux], Compagnie des Libraires, 1734.

I/ (7) ff., portrait de Bayle, xxiv pp., cxx pp., 857 pp., mouillure dans le centre du volume des pp. 640 à 840 n’atteignant pas le texte ; II/ (2) ff., 1004 pp., pte. restauration dans le coin inf. p. 637 ; III/ (2) ff., 904 pp., pte. déchirure restaurée en marge de la p. 215 sans manque ; IV/ (2) ff., 985 pp. ; V/ (2) ff., 888 pp. (les pp. 529-532 sont présentes en deux versions), 104 pp., pte. galerie de vers ds. la marge int. jusqu’à la p. 230. Qq. discrètes mouillures sans gravité.

Plein veau brun granité, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et havane, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées. Reliure de l’époque.

398 x 253 mm.

L’édition de référence du Dictionnaire de Bayle, la cinquième revue, corrigée et augmentée.

Ce grand dictionnaire encyclopédique marque l’apogée et le couronnement de la carrière de Bayle.

Il connut un énorme succès et 10 éditions se succédèrent jusqu’en 1760, Bayle remaniant et augmentant son texte au fur et à mesure des publications.

L’édition la mieux imprimée est celle de 1720 mais celle de 1734 est la meilleure car elle « présente l’avantage de contenir la vie très étendue de Bayle par Des Maizeaux. Elle a été faite sur celle de 1730, est imprimée en plus gros caractères et contient, de plus que les autres, les remarques critiques de l’abbé L.-J. Leclerc (sur divers articles) placées à la fin de chaque volume ». (Brunet, I, 712).

« En 1700, le duc du Maine fit installer à Trévoux une imprimerie bientôt célèbre : il en sortit, entre autres, le ‘Journal de Trévoux’ (de 1701 à 1731) et le ‘Dictionnaire de Trévoux’. En 1732-1734, les libraires firent réimprimer à Trévoux le ‘Dictionnaire historique et critique’ de Pierre Bayle, édité la première fois, du vivant de l’auteur, à Rotterdam, de 1695 à 1697, en deux volumes, augmentés au fur et à mesure des éditions postérieures. Celle qui nous occupe, datée de 1734, comporte 5 volumes in-folio.

Le 10 mars 1732, en exécution d’un ordre du duc de Maine, Pierre Cholier se rend à l’Imprimerie de Trévoux et défend à François Boulay de continuer l’impression du Dictionnaire de Bayle. Boulay se défend en expliquant que ‘le Dictionnaire de Bayle est répandu dans l’Europe entière ; on le vend publiquement à Paris et dans nombre d’autres villes ; il serait fâcheux que, par jalousie, des libraires eussent pu faire arrêter l’impression en cours, ruiner ainsi leurs confrères et détruire à jamais l’Imprimerie de Trévoux, dont les libraires Hollandais eux-mêmes reconnaissent la supériorité ; enfin, assure le directeur, on ne découvre dans le Dictionnaire, du point de vue religieux, que ce qui s’écrit dans tous les ouvrages protestants, en particulier sur la Révocation de l’Edit de Nantes.’

Le duc de Maine ne voulait absolument pas, avait-il notifié aux libraires, que le Dictionnaire de Bayle se vendit sans une critique mise à la fin de chaque volume, à peine de confiscation de l’ouvrage et de déchéance de tout privilège : les libraires s’inclinent… Le duc du Maine se rendit à ces raisons, et, le 27 mars 1732, il leva sa défense, néanmoins sous les conditions proposées par les libraires eux-mêmes… Le travail reprit aussitôt, et, à la fin de janvier 1734, l’impression du Dictionnaire était terminée. Cette édition de 1734 fut très décriée : de ce qu’elle provenait de Trévoux, où s’imprimait le ‘Journal de Trévoux’, œuvre des Jésuites, on concluait que ces religieux y avaient mis la main et mutilé l’ouvrage ; en réalité, aucun retranchement ne fut effectué, pas plus, d’ailleurs, qu’aucune des lacunes des éditions précédentes ne fut comblée ; au surplus, présentés en caractères plus gros, les cinq volumes de cette édition se lisaient plus facilement et avec moins de fatigue pour la vue. Quant aux remarques critiques insérées à la suite de chacun des cinq volumes, elles émanent de l’abbé Laurent Josse Leclerc, qui en 1732, avait publié une ‘Lettre critique sur le Dictionnaire de Bayle’ ; malgré quelques réserves, l’éditeur de 1820 juge ces remarques suffisantes pour lui faire préférer l’édition de 1734, celle de Trévoux, à toutes les autres du même format ».

Cette édition est ornée d’une vignette gravée répétée sur chacun des titres.

En entreprenant son œuvre, Bayle se donnait pour mission d’aborder avec un esprit critique tous les Dictionnaires antérieurs et de rédiger un traité encyclopédique qui tiendrait la place de plusieurs bibliothèques.

« Sa prodigieuse érudition lui permet de passer en revue tous les problèmes de morale, de théologie et d’exégèse ; de canaliser, en quelque sorte, toute la libre pensée des siècles précédents. A cet égard, son ‘Dictionnaire’ est un trésor de renseignements. En outre, Bayle y fait œuvre de critique littéraire à la manière de Sainte-Beuve : nul dogmatisme, rien que le jeu de la curiosité la plus avide. N’acceptant que ce qui est fondé sur un fait indubitable, il applique à toute chose l’esprit historique.

C’est à juste titre qu’on le considère comme un précurseur de la critique moderne. »

« Tolérant envers toutes les sectes, les religions et les philosophies, le Dictionnaire reste la première tentative réalisée pour présenter aux personnes cultivées les questions les plus variées et les plus ardues, en les rendant accessibles à tous. »

Précieux exemplaire de cet ouvrage novateur, conservé dans ses élégantes reliures de l’époque.





BAYLE Dictionnaire livres rares édition originale livres anciens camille sourget
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  BAYLE Dictionnaire livres rares edition originale livres anciens camille sourget



 

Trévoux, 1734.


Prix: 7 000 €

BAYLE, Pierre.

Dictionnaire historique et critique, par Mr. Pierre Bayle. Cinquième édition revue, corrigée et augmentée de remarques critiques, avec la vie de l’auteur, par Mr. Des Maizeaux.

Amsterdam [Trévoux], Compagnie des Libraires, 1734.

I/ (7) ff., portrait de Bayle, xxiv pp., cxx pp., 857 pp., mouillure dans le centre du volume des pp. 640 à 840 n’atteignant pas le texte ; II/ (2) ff., 1004 pp., pte. restauration dans le coin inf. p. 637 ; III/ (2) ff., 904 pp., pte. déchirure restaurée en marge de la p. 215 sans manque ; IV/ (2) ff., 985 pp. ; V/ (2) ff., 888 pp. (les pp. 529-532 sont présentes en deux versions), 104 pp., pte. galerie de vers ds. la marge int. jusqu’à la p. 230. Qq. discrètes mouillures sans gravité.

Plein veau brun granité, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et havane, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées. Reliure de l’époque.

398 x 253 mm.

L’édition de référence du Dictionnaire de Bayle, la cinquième revue, corrigée et augmentée.

Ce grand dictionnaire encyclopédique marque l’apogée et le couronnement de la carrière de Bayle.

Il connut un énorme succès et 10 éditions se succédèrent jusqu’en 1760, Bayle remaniant et augmentant son texte au fur et à mesure des publications.

L’édition la mieux imprimée est celle de 1720 mais celle de 1734 est la meilleure car elle « présente l’avantage de contenir la vie très étendue de Bayle par Des Maizeaux. Elle a été faite sur celle de 1730, est imprimée en plus gros caractères et contient, de plus que les autres, les remarques critiques de l’abbé L.-J. Leclerc (sur divers articles) placées à la fin de chaque volume ». (Brunet, I, 712).

« En 1700, le duc du Maine fit installer à Trévoux une imprimerie bientôt célèbre : il en sortit, entre autres, le ‘Journal de Trévoux’ (de 1701 à 1731) et le ‘Dictionnaire de Trévoux’. En 1732-1734, les libraires firent réimprimer à Trévoux le ‘Dictionnaire historique et critique’ de Pierre Bayle, édité la première fois, du vivant de l’auteur, à Rotterdam, de 1695 à 1697, en deux volumes, augmentés au fur et à mesure des éditions postérieures. Celle qui nous occupe, datée de 1734, comporte 5 volumes in-folio.

Le 10 mars 1732, en exécution d’un ordre du duc de Maine, Pierre Cholier se rend à l’Imprimerie de Trévoux et défend à François Boulay de continuer l’impression du Dictionnaire de Bayle. Boulay se défend en expliquant que ‘le Dictionnaire de Bayle est répandu dans l’Europe entière ; on le vend publiquement à Paris et dans nombre d’autres villes ; il serait fâcheux que, par jalousie, des libraires eussent pu faire arrêter l’impression en cours, ruiner ainsi leurs confrères et détruire à jamais l’Imprimerie de Trévoux, dont les libraires Hollandais eux-mêmes reconnaissent la supériorité ; enfin, assure le directeur, on ne découvre dans le Dictionnaire, du point de vue religieux, que ce qui s’écrit dans tous les ouvrages protestants, en particulier sur la Révocation de l’Edit de Nantes.’

Le duc de Maine ne voulait absolument pas, avait-il notifié aux libraires, que le Dictionnaire de Bayle se vendit sans une critique mise à la fin de chaque volume, à peine de confiscation de l’ouvrage et de déchéance de tout privilège : les libraires s’inclinent… Le duc du Maine se rendit à ces raisons, et, le 27 mars 1732, il leva sa défense, néanmoins sous les conditions proposées par les libraires eux-mêmes… Le travail reprit aussitôt, et, à la fin de janvier 1734, l’impression du Dictionnaire était terminée. Cette édition de 1734 fut très décriée : de ce qu’elle provenait de Trévoux, où s’imprimait le ‘Journal de Trévoux’, œuvre des Jésuites, on concluait que ces religieux y avaient mis la main et mutilé l’ouvrage ; en réalité, aucun retranchement ne fut effectué, pas plus, d’ailleurs, qu’aucune des lacunes des éditions précédentes ne fut comblée ; au surplus, présentés en caractères plus gros, les cinq volumes de cette édition se lisaient plus facilement et avec moins de fatigue pour la vue. Quant aux remarques critiques insérées à la suite de chacun des cinq volumes, elles émanent de l’abbé Laurent Josse Leclerc, qui en 1732, avait publié une ‘Lettre critique sur le Dictionnaire de Bayle’ ; malgré quelques réserves, l’éditeur de 1820 juge ces remarques suffisantes pour lui faire préférer l’édition de 1734, celle de Trévoux, à toutes les autres du même format ».

Cette édition est ornée d’une vignette gravée répétée sur chacun des titres.

En entreprenant son œuvre, Bayle se donnait pour mission d’aborder avec un esprit critique tous les Dictionnaires antérieurs et de rédiger un traité encyclopédique qui tiendrait la place de plusieurs bibliothèques.

« Sa prodigieuse érudition lui permet de passer en revue tous les problèmes de morale, de théologie et d’exégèse ; de canaliser, en quelque sorte, toute la libre pensée des siècles précédents. A cet égard, son ‘Dictionnaire’ est un trésor de renseignements. En outre, Bayle y fait œuvre de critique littéraire à la manière de Sainte-Beuve : nul dogmatisme, rien que le jeu de la curiosité la plus avide. N’acceptant que ce qui est fondé sur un fait indubitable, il applique à toute chose l’esprit historique.

C’est à juste titre qu’on le considère comme un précurseur de la critique moderne. »

« Tolérant envers toutes les sectes, les religions et les philosophies, le Dictionnaire reste la première tentative réalisée pour présenter aux personnes cultivées les questions les plus variées et les plus ardues, en les rendant accessibles à tous. »

Précieux exemplaire de cet ouvrage novateur, conservé dans ses élégantes reliures de l’époque.