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Les Jardins d'Ermenonville, lieu de retraite et d'inspiration de J-J. Rousseau Edition originale des Jardins d’Ermenonville. Premier tirage des 25 ravissantes estampes gravées par Mérigot.





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Livres illustrés

MERIGOT/ GIRARDIN

Promenade ou itinéraire des Jardins d’Ermenonville, Auquel on a joint vingt-cinq de leurs principales vues, dessinées & gravées par Mérigot fils.

A Paris, chez Mérigot père, Gattey, Guyot et à Ermenonville, chez Murray, 1788.

In-8 de 68 pp., (2) ff. de partition de musique sur papier bleuté et 25 planche numérotées de 0 à 24. Plein veau fauve de l’époque, filet à froid encadrant les plats, dos lisse orné de filets pleins et au pointillé doré formant faux-nerfs, pièce de titre de maroquin rouge, coupes décorées. Charnières anciennement restaurées. Reliure de l’époque.

219 x 138 mm.

Premier tirage des 25 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments d’Ermenonville, « le domaine préféré de Jean-Jacques Rousseau », dessinées et gravées à la manière noire par Mérigot fils, d’après les dessins de la famille de Girardin. Cohen 704 ; Brunet, IV, 899 ; Berlin Katalog, 3476.

Deux feuillets de partition de musique, « Chanson du Berger de la Grotte verte », dont la musique et les paroles sont du marquis de Girardin, accompagnent le texte.

Descendant de la famille florentine des Gherardini, Girardin « acheta en 1762 la terre d’Ermenonville. Elle n’était alors qu’un marais impraticable formé d'eaux impures séjournant sur des terres tourbeuses » (A. Castellant, J.-J. Rousseau : hommage national, 1887).

« Il profita des loisirs de la paix pour embellir sa terre d’Ermenonville, suivant un plan qu’il s’était tracé, et il réussit à faire accepter à Jean-Jacques Rousseau une retraite dans cette propriété. L’amitié de ce grand écrivain fut une des gloires du marquis de Girardin et un bonheur pour ses fils, qui reçurent quelques leçons de l’auteur de l’Emile. Après la mort de ce philosophe, le marquis de Girardin lui fit élever un tombeau dans la partie de ses jardins connue sous le nom de l’île des peupliers. » L. Louvet, Bibliographie générale.

Il fit aménager une rivière factice parcourue de fabriques d’inspiration italienne et médiévale, intégra au paysage la route de Senlis à Meaux, transforma le potager en pièce d’eau alimentée par le petit étang qui s’y déversait en cascade, corrigea le dessin de l’étang supérieur et les mouvements de terrains, fit élever des fabriques (la Glacière, le temple de la philosophie moderne), et par contre toucha à peine au Désert, se contentant d’y bâtir un ermitage. Il plaça de très nombreuses inscriptions, françaises, latines, anglaises, italiennes, permettant aux promeneurs de comprendre la signification des tableaux créés par le maître des lieux.

Achevé en 1777, le domaine connut donc l’apogée de son succès avec le séjour de J.-J. Rousseau qui composa dans ce cadre une partie des Rêveries du promeneur solitaire, et qui fut enterré dans l’île des peupliers le 4 juillet 1778.

Cet itinéraire, qui aurait été rédigé par Stanislas Xavier de Girardin, fils du marquis, décrit ainsi l’un des lieux les plus célèbres de France, créé par René de Girardin.

Séduisant exemplaire en pleine reliure de l’époque.





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Edition originale des Jardins d’Ermenonville. Premier tirage des 25 ravissantes estampes gravées par Mérigot.
Prix: 4 500 €

MERIGOT/ GIRARDIN

Promenade ou itinéraire des Jardins d’Ermenonville, Auquel on a joint vingt-cinq de leurs principales vues, dessinées & gravées par Mérigot fils.

A Paris, chez Mérigot père, Gattey, Guyot et à Ermenonville, chez Murray, 1788.

In-8 de 68 pp., (2) ff. de partition de musique sur papier bleuté et 25 planche numérotées de 0 à 24. Plein veau fauve de l’époque, filet à froid encadrant les plats, dos lisse orné de filets pleins et au pointillé doré formant faux-nerfs, pièce de titre de maroquin rouge, coupes décorées. Charnières anciennement restaurées. Reliure de l’époque.

219 x 138 mm.

Premier tirage des 25 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments d’Ermenonville, « le domaine préféré de Jean-Jacques Rousseau », dessinées et gravées à la manière noire par Mérigot fils, d’après les dessins de la famille de Girardin. Cohen 704 ; Brunet, IV, 899 ; Berlin Katalog, 3476.

Deux feuillets de partition de musique, « Chanson du Berger de la Grotte verte », dont la musique et les paroles sont du marquis de Girardin, accompagnent le texte.

Descendant de la famille florentine des Gherardini, Girardin « acheta en 1762 la terre d’Ermenonville. Elle n’était alors qu’un marais impraticable formé d'eaux impures séjournant sur des terres tourbeuses » (A. Castellant, J.-J. Rousseau : hommage national, 1887).

« Il profita des loisirs de la paix pour embellir sa terre d’Ermenonville, suivant un plan qu’il s’était tracé, et il réussit à faire accepter à Jean-Jacques Rousseau une retraite dans cette propriété. L’amitié de ce grand écrivain fut une des gloires du marquis de Girardin et un bonheur pour ses fils, qui reçurent quelques leçons de l’auteur de l’Emile. Après la mort de ce philosophe, le marquis de Girardin lui fit élever un tombeau dans la partie de ses jardins connue sous le nom de l’île des peupliers. » L. Louvet, Bibliographie générale.

Il fit aménager une rivière factice parcourue de fabriques d’inspiration italienne et médiévale, intégra au paysage la route de Senlis à Meaux, transforma le potager en pièce d’eau alimentée par le petit étang qui s’y déversait en cascade, corrigea le dessin de l’étang supérieur et les mouvements de terrains, fit élever des fabriques (la Glacière, le temple de la philosophie moderne), et par contre toucha à peine au Désert, se contentant d’y bâtir un ermitage. Il plaça de très nombreuses inscriptions, françaises, latines, anglaises, italiennes, permettant aux promeneurs de comprendre la signification des tableaux créés par le maître des lieux.

Achevé en 1777, le domaine connut donc l’apogée de son succès avec le séjour de J.-J. Rousseau qui composa dans ce cadre une partie des Rêveries du promeneur solitaire, et qui fut enterré dans l’île des peupliers le 4 juillet 1778.

Cet itinéraire, qui aurait été rédigé par Stanislas Xavier de Girardin, fils du marquis, décrit ainsi l’un des lieux les plus célèbres de France, créé par René de Girardin.

Séduisant exemplaire en pleine reliure de l’époque.