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Une étude menée sur la noblesse française à la veille de la Révolution Edition originale de cette étude menée à la veille de la Révolution sur la noblesse française, l’exemplaire finement relié à l’époque aux armes du Prince de Condé.





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Reliures / Histoire, religion

[MAUGARD, Antoine]

Remarques sur la noblesse. Dédiées aux Assemblées provinciales.

Paris, chez Prault, Imprimeur du Roi, chez Hardouin & Gattey, Libraires, 1787.

In-8 de (1) f.bl., (2) ff., 75 pp. ; (1) p.bl., 14 pp. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

195 x 148 mm.

Rare édition originale de cette étude menée sur la noblesse française à la veille de la révolution. Barbier 228a ; Guigard, Bibliothèque héraldique de la France, 1148 ; Quérard, La France littéraire, 634.

« Etude très précieuse sur les preuves de noblesse complétée par des analyses très documentées sur la dignité de chevalier et la valeur du titre d’écuyer. Ce livre dévoile des projets de réforme du second ordre ; anoblissements, création d’une chambre héraldique. » (Quérard).

« Maugard fait justement observer ‘qu’en créant un nombre excessif de charges qui confèrent la noblesse, les rois se sont en quelque façon privés d’une de leurs plus belles prérogatives, de la précieuse faculté d’anoblir gratuitement celui qui aura bien mérité de l’Etat.’ ‘S’il parait désirer cette récompense flatteuse’, ajoute-t-il, ‘on lui dit froidement : achetez une charge’. Ainsi, réduction du nombre de charges anoblissantes, droit réservé au monarque de conférer gratuitement la noblesse à ceux de ses sujets qui se seraient distingués par leur mérite ou leurs vertus, voilà la double réforme que demandait à la veille de la Révolution un écrivain qui a laissé quelques bonnes pages sur l’histoire de la noblesse et qui rêvait au moyen de lui rendre son ancien éclat au moment où elle allait disparaitre dans la tourmente. Et ce n’était pas là l’expression d’un vœu isolé. En formulant cette demande, Maugard se faisait l’écho de l’opinion du pays tout entier qui n’avait pas encore en perspective de plus radicales solutions. » (L. Sandret, Revue nobiliaire historique et biographique, p. 67).

« Antoine Maugard (1739-1817) consacra une partie de sa vie à la géométrie, à la jurisprudence et à la recherche des anciennes chartes. Il vint à Paris en 1767, pour achever son droit, et après son retour en Lorraine en 1774, il fut employé comme commissaire du roi pour la recherche et la vérification des anciens monuments de droit et d’histoire ; place qu’il conserva jusqu’en 1785 ; il eut aussi le titre de généalogiste de l’ordre de Saint-Hubert de Bar et de plusieurs chapitres. Il revint à Paris en 1787. Lors de la révolution, ses intérêts et ses liaisons décidèrent de ses opinions. La Convention nationale le comprit, en 1795, au nombre des gens de lettres ayant droit aux récompenses nationales. Zélé pour l’instruction de la jeunesse, il forma gratuitement plusieurs élèves ». (Biographie universelle, 503).

On trouve relié à la suite du présent ouvrage le prospectus du Traité politique et historique de la noblesse françoise. Par M. Maugard, Généalogiste de l’Ordre de Saint-Hubert.

Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de louis-joseph de bourbon, Prince de Condé. Le Prince de Condé est l’un des premiers à avoir quitté la France pour fuir la Révolution. « Louis-Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), dit le Prince de Condé, fils unique de Louis-Henri, premier ministre, et de Charlotte de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg, orphelin à trois ans, eut pour tuteur son oncle, le comte de Charolais ; il devint grand maitre de la maison du roi et pair de France le 28 janvier 1740, à la mort de son père. Il est fait chevalier des ordres du Roi le 2 février 1752, gouverneur de Bourgogne et de Bresse le 17 mai 1754, maréchal de camp le 3 février 1758 et lieutenant général des armées du Roi le 12 août de la même année. En 1780, Il est nommé par le roi Louis XVI Colonel général de l'Infanterie. À la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s'oppose au doublement du tiers état. D’esprit libéral et bienfaisant, mais opposé à la Révolution, il quitta la France dès la prise de la Bastille, forma à Worms en 1792 l’armée dite des Princes, composée d’émigrés, qui fut licenciée en fin 1800, puis demeura en Angleterre jusqu’à la Restauration. Louis XVIII le nomma alors colonel général de l’infanterie le 20 mai 1814. Après un nouvel exil pendant les Cent Jours, il rentra définitivement en France, et fut fait grand’croix de l’ordre de la Légion d’honneur le 3 juillet 1816 et de celui de Saint-Louis le 10 du même mois. Ce prince, qui aimait les lettres et les arts et qui fut l’auteur d’un « Essai sur la vie du grand Condé », avait de nombreux fers de reliure. » Olivier, pl. 2635.

Nos recherches nous ont permis de localiser des exemplaires de cette originale dans 5 institutions publiques françaises : à Limoges, à Toulouse, à Rouen, à Châlons-en-Champagne et à la B.n.F.





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Edition originale de cette étude menée à la veille de la Révolution sur la noblesse française, l’exemplaire finement relié à l’époque aux armes du Prince de Condé.
Prix: 5 500 €

[MAUGARD, Antoine]

Remarques sur la noblesse. Dédiées aux Assemblées provinciales.

Paris, chez Prault, Imprimeur du Roi, chez Hardouin & Gattey, Libraires, 1787.

In-8 de (1) f.bl., (2) ff., 75 pp. ; (1) p.bl., 14 pp. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.

195 x 148 mm.

Rare édition originale de cette étude menée sur la noblesse française à la veille de la révolution. Barbier 228a ; Guigard, Bibliothèque héraldique de la France, 1148 ; Quérard, La France littéraire, 634.

« Etude très précieuse sur les preuves de noblesse complétée par des analyses très documentées sur la dignité de chevalier et la valeur du titre d’écuyer. Ce livre dévoile des projets de réforme du second ordre ; anoblissements, création d’une chambre héraldique. » (Quérard).

« Maugard fait justement observer ‘qu’en créant un nombre excessif de charges qui confèrent la noblesse, les rois se sont en quelque façon privés d’une de leurs plus belles prérogatives, de la précieuse faculté d’anoblir gratuitement celui qui aura bien mérité de l’Etat.’ ‘S’il parait désirer cette récompense flatteuse’, ajoute-t-il, ‘on lui dit froidement : achetez une charge’. Ainsi, réduction du nombre de charges anoblissantes, droit réservé au monarque de conférer gratuitement la noblesse à ceux de ses sujets qui se seraient distingués par leur mérite ou leurs vertus, voilà la double réforme que demandait à la veille de la Révolution un écrivain qui a laissé quelques bonnes pages sur l’histoire de la noblesse et qui rêvait au moyen de lui rendre son ancien éclat au moment où elle allait disparaitre dans la tourmente. Et ce n’était pas là l’expression d’un vœu isolé. En formulant cette demande, Maugard se faisait l’écho de l’opinion du pays tout entier qui n’avait pas encore en perspective de plus radicales solutions. » (L. Sandret, Revue nobiliaire historique et biographique, p. 67).

« Antoine Maugard (1739-1817) consacra une partie de sa vie à la géométrie, à la jurisprudence et à la recherche des anciennes chartes. Il vint à Paris en 1767, pour achever son droit, et après son retour en Lorraine en 1774, il fut employé comme commissaire du roi pour la recherche et la vérification des anciens monuments de droit et d’histoire ; place qu’il conserva jusqu’en 1785 ; il eut aussi le titre de généalogiste de l’ordre de Saint-Hubert de Bar et de plusieurs chapitres. Il revint à Paris en 1787. Lors de la révolution, ses intérêts et ses liaisons décidèrent de ses opinions. La Convention nationale le comprit, en 1795, au nombre des gens de lettres ayant droit aux récompenses nationales. Zélé pour l’instruction de la jeunesse, il forma gratuitement plusieurs élèves ». (Biographie universelle, 503).

On trouve relié à la suite du présent ouvrage le prospectus du Traité politique et historique de la noblesse françoise. Par M. Maugard, Généalogiste de l’Ordre de Saint-Hubert.

Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de louis-joseph de bourbon, Prince de Condé. Le Prince de Condé est l’un des premiers à avoir quitté la France pour fuir la Révolution. « Louis-Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818), dit le Prince de Condé, fils unique de Louis-Henri, premier ministre, et de Charlotte de Hesse-Rheinfels-Rothenbourg, orphelin à trois ans, eut pour tuteur son oncle, le comte de Charolais ; il devint grand maitre de la maison du roi et pair de France le 28 janvier 1740, à la mort de son père. Il est fait chevalier des ordres du Roi le 2 février 1752, gouverneur de Bourgogne et de Bresse le 17 mai 1754, maréchal de camp le 3 février 1758 et lieutenant général des armées du Roi le 12 août de la même année. En 1780, Il est nommé par le roi Louis XVI Colonel général de l'Infanterie. À la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s'oppose au doublement du tiers état. D’esprit libéral et bienfaisant, mais opposé à la Révolution, il quitta la France dès la prise de la Bastille, forma à Worms en 1792 l’armée dite des Princes, composée d’émigrés, qui fut licenciée en fin 1800, puis demeura en Angleterre jusqu’à la Restauration. Louis XVIII le nomma alors colonel général de l’infanterie le 20 mai 1814. Après un nouvel exil pendant les Cent Jours, il rentra définitivement en France, et fut fait grand’croix de l’ordre de la Légion d’honneur le 3 juillet 1816 et de celui de Saint-Louis le 10 du même mois. Ce prince, qui aimait les lettres et les arts et qui fut l’auteur d’un « Essai sur la vie du grand Condé », avait de nombreux fers de reliure. » Olivier, pl. 2635.

Nos recherches nous ont permis de localiser des exemplaires de cette originale dans 5 institutions publiques françaises : à Limoges, à Toulouse, à Rouen, à Châlons-en-Champagne et à la B.n.F.