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L’Illustre corsaire de Mairet Selon Voltaire: « Mairet ouvrit la carrière dans laquelle entra Rotrou, et ce ne fut qu’en les imitant que Corneille apprit à les surpasser ». Édition originale de cette tragicomédie de Mairet, jouée lors de la parution du Cid, exemplaire très pur conservé dans son vélin souple de l’époque. Paris, 1640.





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Littérature

MAIRET, Jean

L’Illustre corsaire. Tragicomédie.

Paris, Augustin Courbé, 1640.


In-4 de (6) ff., 131 pp., (1) p.bl. Ex libris manuscrit ancien à l’encre répété sur le titre et sur la p. 1. Relié en plein vélin souple de l’époque, titre manuscrit à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque.

216 x 160 mm.

Edition originale de cette tragicomédie de Mairet jouée pour la première fois en 1637. Tchemerzine, IV, 330 ; Brunet, III, 1324 ; Bibliothèque dramatique de Pont de Vesle, 765 ; Catalogue Félix Solar, 1674.

Lépante, Prince de Sicile, condamné par sa maitresse Ismenie à mourir en se jetant à la mer pour lui avoir volé un baiser dix ans plus tôt, se retrouve matelot sur un navire attaqué par des pirates. Croyant sa maitresse morte, il devient pirate à son tour.

Mairet (1604-1686), auteur dramatique à succès, est né à Besançon le 4 janvier 1604. « En 1616 il fut mis au Collège des Grassins à Paris, où il se fit bientôt remarquer par son génie poétique. A telle enseigne qu’au sortir de ce collège, il réussit à faire jouer la tragédie intitulée ‘Chriséide et Arimant’, œuvre qu’il venait de composer tout d’une haleine en s’inspirant de ‘L’Astrée’ d’Urfé, et qui obtint un vif succès (1620). Changeant un peu sa manière, Mairet donna, l’année suivante (1621), ‘Sylvie’, pièce de concetti qui fut aussi fort applaudie. Quatre ans plus tard, il s’acquit pleinement l’admiration du public avec une tragédie pastorale : ‘La Silvanire, ou la morte vive’ (1625). Ayant gagné les bonnes grâces du duc de Montmorency, grand-amiral de France, Mairet le suivit alors dans son expédition contre les protestants retranchés dans l’île d’Oléron. Pendant cette campagne il fit preuve d’une grande bravoure. Sitôt quitte avec l’armée, il revient de plus belle au théâtre. » (Dictionnaire des auteurs, III, 239).

« L’auteur obtint un tel succès qu’il se vit accorder une pension de Richelieu, et l’honneur de figurer parmi les auteurs que le cardinal faisait travailler sous sa férule ».

Jean Mairet prend une part très active dans la « querelle du Cid » où il se révèle un adversaire acharné de Corneille. Il est l’auteur de plusieurs pamphlets contre Corneille, qui lui répond d’ailleurs à plusieurs reprises (Avertissement au Besancennois Mairet en 1637). Il faudra l’intervention personnelle de Richelieu pour que cesse la querelle.

« Mairet sait gagner l’appui de la nièce bien aimée du cardinal de Richelieu, la marquise de Combalet, qui, quoiqu’elle ait vivement défendu le ‘Cid’ et Corneille, ne semble pas avoir gardé rancune au contempteur du chef-d’œuvre, dont elle a si noblement pris le parti et accepté la dédicace. Mairet adresse à cette femme de goût, protectrice éclairée des lettres, l’épitre de son avant-dernière pièce, ‘l’Illustre Corsaire’, représentée à Rueil avec une particulière approbation de Richelieu, qui, comme toujours, ne fut pas de l’avis du public. A l’éloge de la marquise, Mairet mêle la louange du cardinal. On a fort durement reproché à Mairet de s’être ainsi dévoué en courtisan au cardinal, au moment où le ministre dirigeait une lutte implacable contre la Franche-Comté, qui fut terriblement ravagée pendant la guerre dite de dix ans. » (Etude sur la vie et les œuvres de Jean de Mairet, p. 48).

Outre l’épître adressée à la marquise de Combalet, duchesse d’Aiguillon (1604-1675), Mairet compose à son attention un sonnet qu’il place en tête du volume.

Exemplaire très pur conservé dans son vélin souple de l’époque.

Aucun exemplaire de cette rarissime originale n’est passé sur le marché public français et international ces trente dernières années.





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  livres-rares-edition-originale-livres-anciens-MAIRET-Jean-L-Illustre-corsaire-Tragicomedie--Selon-Voltaire--Mairet-ouvrit-



 
Selon Voltaire: « Mairet ouvrit la carrière dans laquelle entra Rotrou, et ce ne fut qu’en les imitant que Corneille apprit à les surpasser ». Édition originale de cette tragicomédie de Mairet, jouée lors de la parution du Cid, exemplaire très pur conservé dans son vélin souple de l’époque. Paris, 1640.
Prix: 7 500 €

MAIRET, Jean

L’Illustre corsaire. Tragicomédie.

Paris, Augustin Courbé, 1640.


In-4 de (6) ff., 131 pp., (1) p.bl. Ex libris manuscrit ancien à l’encre répété sur le titre et sur la p. 1. Relié en plein vélin souple de l’époque, titre manuscrit à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque.

216 x 160 mm.

Edition originale de cette tragicomédie de Mairet jouée pour la première fois en 1637. Tchemerzine, IV, 330 ; Brunet, III, 1324 ; Bibliothèque dramatique de Pont de Vesle, 765 ; Catalogue Félix Solar, 1674.

Lépante, Prince de Sicile, condamné par sa maitresse Ismenie à mourir en se jetant à la mer pour lui avoir volé un baiser dix ans plus tôt, se retrouve matelot sur un navire attaqué par des pirates. Croyant sa maitresse morte, il devient pirate à son tour.

Mairet (1604-1686), auteur dramatique à succès, est né à Besançon le 4 janvier 1604. « En 1616 il fut mis au Collège des Grassins à Paris, où il se fit bientôt remarquer par son génie poétique. A telle enseigne qu’au sortir de ce collège, il réussit à faire jouer la tragédie intitulée ‘Chriséide et Arimant’, œuvre qu’il venait de composer tout d’une haleine en s’inspirant de ‘L’Astrée’ d’Urfé, et qui obtint un vif succès (1620). Changeant un peu sa manière, Mairet donna, l’année suivante (1621), ‘Sylvie’, pièce de concetti qui fut aussi fort applaudie. Quatre ans plus tard, il s’acquit pleinement l’admiration du public avec une tragédie pastorale : ‘La Silvanire, ou la morte vive’ (1625). Ayant gagné les bonnes grâces du duc de Montmorency, grand-amiral de France, Mairet le suivit alors dans son expédition contre les protestants retranchés dans l’île d’Oléron. Pendant cette campagne il fit preuve d’une grande bravoure. Sitôt quitte avec l’armée, il revient de plus belle au théâtre. » (Dictionnaire des auteurs, III, 239).

« L’auteur obtint un tel succès qu’il se vit accorder une pension de Richelieu, et l’honneur de figurer parmi les auteurs que le cardinal faisait travailler sous sa férule ».

Jean Mairet prend une part très active dans la « querelle du Cid » où il se révèle un adversaire acharné de Corneille. Il est l’auteur de plusieurs pamphlets contre Corneille, qui lui répond d’ailleurs à plusieurs reprises (Avertissement au Besancennois Mairet en 1637). Il faudra l’intervention personnelle de Richelieu pour que cesse la querelle.

« Mairet sait gagner l’appui de la nièce bien aimée du cardinal de Richelieu, la marquise de Combalet, qui, quoiqu’elle ait vivement défendu le ‘Cid’ et Corneille, ne semble pas avoir gardé rancune au contempteur du chef-d’œuvre, dont elle a si noblement pris le parti et accepté la dédicace. Mairet adresse à cette femme de goût, protectrice éclairée des lettres, l’épitre de son avant-dernière pièce, ‘l’Illustre Corsaire’, représentée à Rueil avec une particulière approbation de Richelieu, qui, comme toujours, ne fut pas de l’avis du public. A l’éloge de la marquise, Mairet mêle la louange du cardinal. On a fort durement reproché à Mairet de s’être ainsi dévoué en courtisan au cardinal, au moment où le ministre dirigeait une lutte implacable contre la Franche-Comté, qui fut terriblement ravagée pendant la guerre dite de dix ans. » (Etude sur la vie et les œuvres de Jean de Mairet, p. 48).

Outre l’épître adressée à la marquise de Combalet, duchesse d’Aiguillon (1604-1675), Mairet compose à son attention un sonnet qu’il place en tête du volume.

Exemplaire très pur conservé dans son vélin souple de l’époque.

Aucun exemplaire de cette rarissime originale n’est passé sur le marché public français et international ces trente dernières années.