GENNES-Pierre-de-Memoire-pour-le-sieur-Dupleix--Edition-originale-de-l-interessant-memoire- GENNES-Pierre-de-Memoire-pour-le-sieur-Dupleix--Edition-originale-de-l-interessant-memoire-
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« Mémoire pour le sieur Dupleix de Gennes » Édition originale de l’intéressant mémoire rédigé pour soutenir l’action en justice entreprise par le gouverneur des Indes françaises, Dupleix, contre la Compagnie des Indes.





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Histoire, religion / Voyage, exploration

GENNES, Pierre de

Mémoire pour le sieur Dupleix

Paris, Le Prieur, 1759.

2 parties en 1 volume in-4 de : I/ (1) f. bl., (2) ff., 294 pp. ; II/ (1) f., 124 pp., (1) f. bl. Marges des 2 premiers et des 2 derniers ff. brunies, quelques corrections manuscrites à l’encre dans le texte (pp. 129, 239 et 39 de la seconde partie). Plein veau marbré de l’époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double filet or sur les coupes, tranches rouges. Un coin frotté. Reliure de l’époque.

250 x 194 mm.

Edition originale de l’intéressant Mémoire rédigé pour soutenir l’action en justice entreprise par Dupleix contre la compagnie des indes. Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, Supp., 161.

Joseph-François Dupleix (1697-1763) fut nommé gouverneur général des établissements français aux Indes en 1742. Il parvint à soigner les intérêts de la Compagnie tout en se bâtissant une vaste fortune. Sa vision d’un grand empire en Asie et d’une grande prospérité pour la Compagnie fut menacée par les Anglais, inquiets du génie stratégique de Dupleix. Rappelé en France en 1754, révoqué par les administrateurs de la Compagnie des indes qui s’effrayaient des conséquences de sa politique, notamment sur les relations franco-anglaises, Dupleix dut se débattre dans des conditions financières difficiles, faute de réussir à se faire rembourser les sommes qu’il avait personnellement engagées dans les affaires indiennes. A son retour il donna un procès contra la Compagnie car « il avait avancé au comptoir de Pondichery près de treize millions, tant de son argent que celui de ses amis » : toute sa fortune était là […] On l’accusait de dilapidations ; et il répondait, non pas en disant mais en prouvant qu’il avait augmenté le commerce annuel de la Compagnie de plus de sept millions ».


« Dupleix, victime de l’incurie du roi Louis XV et de ses ministres, avait été sacrifié aux Anglais et rappelé en France au moment même où il dotait son pays de l’empire des Indes (1754). Dépouillé de son commandement, il essaya d’échapper à une ruine complète en réclamant à la Compagnie des Indes une somme de treize millions qu’il avait payée pour elle. Les directeurs de la Compagnie répondirent en faisant le compte des guerres inutiles et dangereuses, disaient-ils, que Dupleix avait entreprises sous leur ordre. Ils arrivaient ainsi à le constituer en débet. Dupleix mourut dans la misère le 10 novembre 1763. Il a fallu qu’un siècle entier s’écoulât pour que la postérité lui rendît justice ». (Picot, Catalogue Rothschild, 2295).

Le présent Mémoire, rédigé par Pierre de Gennes pour soutenir son action en justice contre la Compagnie, est un document précis et chiffré, de premier ordre pour comprendre la complexité de l’administration coloniale dans l’Inde du XVIIIe siècle. Des traductions de lettres ainsi que des copies de documents y figurent pour attester de la créance de la Compagnie mais également « des services importants, constamment rendus à l’Etat par le sieur Dupleix avec un zèle sans exemple, et qui ne s’est jamais démenti pendant 40 ans » (p. 290).

« Pierre de Gennes est un jurisconsulte français né à Chartres en 1701, mort à Paris en 1759. Il s’est fait connaitre par un grand nombre de mémoires à consulter, remarquables par la clarté de l’exposition et la solidité de l’argumentation. Si l’on n’y trouve pas de ces traits brûlants et pathétiques qui impressionnent vivement, et qui du reste sont plutôt du domaine de la plaidoirie, on y reconnait une grande habileté à saisir tous les points d’une affaire et à les présenter sous le jour le plus avantageux. Ces mémoires seraient des modèles parfaits du genre judiciaire, si des familiarités de langage ne déparaient souvent la diction de l’auteur, généralement facile, naturelle et appropriée à son sujet. Il a été fait un grand usage de son ‘Mémoire pour le sieur Dupleix’, 1759, in-4, dans le ‘Supplément de l’Histoire des Voyages’ » (Biographie générale, 20, 924-925).

« Ce Mémoire est très intéressant pour l’Histoire des Indes Françaises, M. Dupleix en ayant été Commandant & Gouverneur pendant 16 ans, & y étant allé dès sa jeunesse. Son Mémoire a 194 pages, & les Pièces justificatives 124. Il y a eu contre lui des Mémoires de la Compagnie des Indes & de M. Godeheu, mais ils ne renferment point de faits historiques différents. On a fait grand usage du Mémoire de M. Dupleix, dans le ‘Supplément de l’Histoire des Voyages’ ». (J. Lelong, Bibliothèque historique de la France, III, p. 670, n°39807).

Dupleix mourut dans l’oubli et la misère le 10 novembre 1763, dans l’attente des réparations financières de la Compagnie.

Bon exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de ce document de premier ordre pour comprendre la complexité de l’administration coloniale dans l’inde du XVIIIe siècle.

Provenance : ex libris manuscrit R.P. De Ponnat répété au titre et à la première page de texte. Trois corrections manuscrites à l’encre dans le texte.





GENNES, Pierre de Mémoire pour le sieur Dupleix ... Édition originale de l’intéressant mémoire ...
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Édition originale de l’intéressant mémoire rédigé pour soutenir l’action en justice entreprise par le gouverneur des Indes françaises, Dupleix, contre la Compagnie des Indes.
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GENNES, Pierre de

Mémoire pour le sieur Dupleix

Paris, Le Prieur, 1759.

2 parties en 1 volume in-4 de : I/ (1) f. bl., (2) ff., 294 pp. ; II/ (1) f., 124 pp., (1) f. bl. Marges des 2 premiers et des 2 derniers ff. brunies, quelques corrections manuscrites à l’encre dans le texte (pp. 129, 239 et 39 de la seconde partie). Plein veau marbré de l’époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double filet or sur les coupes, tranches rouges. Un coin frotté. Reliure de l’époque.

250 x 194 mm.

Edition originale de l’intéressant Mémoire rédigé pour soutenir l’action en justice entreprise par Dupleix contre la compagnie des indes. Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, Supp., 161.

Joseph-François Dupleix (1697-1763) fut nommé gouverneur général des établissements français aux Indes en 1742. Il parvint à soigner les intérêts de la Compagnie tout en se bâtissant une vaste fortune. Sa vision d’un grand empire en Asie et d’une grande prospérité pour la Compagnie fut menacée par les Anglais, inquiets du génie stratégique de Dupleix. Rappelé en France en 1754, révoqué par les administrateurs de la Compagnie des indes qui s’effrayaient des conséquences de sa politique, notamment sur les relations franco-anglaises, Dupleix dut se débattre dans des conditions financières difficiles, faute de réussir à se faire rembourser les sommes qu’il avait personnellement engagées dans les affaires indiennes. A son retour il donna un procès contra la Compagnie car « il avait avancé au comptoir de Pondichery près de treize millions, tant de son argent que celui de ses amis » : toute sa fortune était là […] On l’accusait de dilapidations ; et il répondait, non pas en disant mais en prouvant qu’il avait augmenté le commerce annuel de la Compagnie de plus de sept millions ».

« Dupleix, victime de l’incurie du roi Louis XV et de ses ministres, avait été sacrifié aux Anglais et rappelé en France au moment même où il dotait son pays de l’empire des Indes (1754). Dépouillé de son commandement, il essaya d’échapper à une ruine complète en réclamant à la Compagnie des Indes une somme de treize millions qu’il avait payée pour elle. Les directeurs de la Compagnie répondirent en faisant le compte des guerres inutiles et dangereuses, disaient-ils, que Dupleix avait entreprises sous leur ordre. Ils arrivaient ainsi à le constituer en débet. Dupleix mourut dans la misère le 10 novembre 1763. Il a fallu qu’un siècle entier s’écoulât pour que la postérité lui rendît justice ». (Picot, Catalogue Rothschild, 2295).

Le présent Mémoire, rédigé par Pierre de Gennes pour soutenir son action en justice contre la Compagnie, est un document précis et chiffré, de premier ordre pour comprendre la complexité de l’administration coloniale dans l’Inde du XVIIIe siècle. Des traductions de lettres ainsi que des copies de documents y figurent pour attester de la créance de la Compagnie mais également « des services importants, constamment rendus à l’Etat par le sieur Dupleix avec un zèle sans exemple, et qui ne s’est jamais démenti pendant 40 ans » (p. 290).

« Pierre de Gennes est un jurisconsulte français né à Chartres en 1701, mort à Paris en 1759. Il s’est fait connaitre par un grand nombre de mémoires à consulter, remarquables par la clarté de l’exposition et la solidité de l’argumentation. Si l’on n’y trouve pas de ces traits brûlants et pathétiques qui impressionnent vivement, et qui du reste sont plutôt du domaine de la plaidoirie, on y reconnait une grande habileté à saisir tous les points d’une affaire et à les présenter sous le jour le plus avantageux. Ces mémoires seraient des modèles parfaits du genre judiciaire, si des familiarités de langage ne déparaient souvent la diction de l’auteur, généralement facile, naturelle et appropriée à son sujet. Il a été fait un grand usage de son ‘Mémoire pour le sieur Dupleix’, 1759, in-4, dans le ‘Supplément de l’Histoire des Voyages’ » (Biographie générale, 20, 924-925).

« Ce Mémoire est très intéressant pour l’Histoire des Indes Françaises, M. Dupleix en ayant été Commandant & Gouverneur pendant 16 ans, & y étant allé dès sa jeunesse. Son Mémoire a 194 pages, & les Pièces justificatives 124. Il y a eu contre lui des Mémoires de la Compagnie des Indes & de M. Godeheu, mais ils ne renferment point de faits historiques différents. On a fait grand usage du Mémoire de M. Dupleix, dans le ‘Supplément de l’Histoire des Voyages’ ». (J. Lelong, Bibliothèque historique de la France, III, p. 670, n°39807).

Dupleix mourut dans l’oubli et la misère le 10 novembre 1763, dans l’attente des réparations financières de la Compagnie.

Bon exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de ce document de premier ordre pour comprendre la complexité de l’administration coloniale dans l’inde du XVIIIe siècle.

Provenance : ex libris manuscrit R.P. De Ponnat répété au titre et à la première page de texte. Trois corrections manuscrites à l’encre dans le texte.