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« Don Quixote de la Mancha », précieuse édition de Milan Superbe exemplaire, très pur, du « Don Quixote » imprimé dès 1610, à Milan, conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque.





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Littérature / Les incontournables

CERVANTES

El Ingenioso Hidalgo Don Quixote de la mancha, comuesto por Miguel de Cervantes Saavedra

CERVANTES SAAVEDRA, Miguel de (1547-1616). El Ingenioso Hidalgo Don Quixote de la mancha, comuesto por Miguel de Cervantes Saavedra. Milan, Heredero de Pedromartir Locarni y Juan Bautista Bidello, 1610.

In-8 de (1) f.bl., (16) ff., 722 pp. Plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse portant calligraphié à la plume « Don Quixote » et la date d’impression « 1610 », titre de l’œuvre répété à l’encre sur la tranche inférieure. Reliure de l’époque.

150 x 100 mm.

Précieuse édition « peu commune » de « Don Quixote » d’après Salva ; première édition imprimée en Italie, elle est aussi la première issue de presses extérieures à l’emprise directe espagnole. Palau 51983; Rius (Cervantes) I, n° 9; Salva 1550; Heredia 2512.

Elle ne fut imprimée que deux ans après la seconde originale à Madrid par La Cuesta, du vivant de Cervantès.

Pour la première fois, le volume n’est pas dédié au duc de Bejar ; la dédicace habituelle de Cervantès est remplacée ici par une dédicace des imprimeurs au comte Vitaliano Vizconde. Il porte la marque de Bidello sur le titre.

Selon Salva, elle serait la neuvième édition de la première partie après les cinq éditions de 1605 imprimées à Madrid, Lisbonne, de nouveau Madrid, les deux de Valence, celle de Bruxelles en 1607 suivie de la seconde édition originale de Madrid en 1608, suivie elle-même de sa réédition.

Elle suit le texte de La Cuesta (Madrid). La seconde partie a paru seulement en 1615 à Madrid et semble n’avoir été connue en Italie que dans une traduction parue à Venise en 1622.

Brunet déjà mentionnait (I, 1748), il y a 160 ans que « l'édition de 1605 avait été réimprimée à Madrid par Juan de la Cuesta en 1608 avec de tels « changements considérables et corrections importantes » qu'il s'agissait en fait d'une nouvelle version de l'un des cinq « livres mères » recensés par Chateaubriand dans les ‘Mémoires d’Outre tombe’ ».

La question de l'attribution définitive à Cervantès-même de la totalité des « changements considérables et corrections importantes » est tranchée depuis les travaux récents de Francesco Rico et aujourd’hui les éditeurs les plus sceptiques reconnaissent que c’est l’édition originale de 1608, entièrement revue et corrigée par l’auteur même, qui fait référence (voir Francisco Rico - Critical edition for the Instituto Cervantes, 1998 ; Benoges et Fonbuena, Bibl, Cervantica, 9 et Catalogo Colectivo del patrimonio Bibliografico Espanol (1992).

Don Quichotte, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, fut écrit probablement entre 1598 et 1604. Dix ans plus tard, en 1615, parut une deuxième partie qui est en quelque sorte l'illustration, l'interprétation et la conclusion définitive de la première.

Selon ce que Cervantès nous déclare lui-même dans le Prologue de la 1ère partie, son but a été d'écrire un roman de chevalerie, capable de se détacher de tous les autres largement répandus à cette époque.

« Le roman est issu, à l'origine, d'une inspiration polémique contre les livres de chevalerie dont il devait prendre tout simplement le contre-pied sous la forme d'une imitation ; mais il s'est transformé ; petit à petit, en une représentation poétique et sincère d'un monde de plus en plus vaste et complexe, au sein duquel agit une force analogue à celle qui explique la vie individuelle et la vie universelle, l'histoire humaine et son devenir perpétuel. Pour Cervantès, cette force se manifeste essentiellement sous trois aspects, facettes d'un même prisme : d'un côté ; la générosité et la grandeur morale de Don Quichotte ; de l'autre, le réalisme et l'égoïsme pratique de Sancho Pança ; mais ces deux modalités de l'action, apparemment inconciliables, profondément contradictoires, cèdent le pas devant le mystérieux attrait d'un idéal de beauté qui, s'il ne triomphe, du moins survit aux déceptions, donnant un constant démenti à l'affligeante réalité. Mais cet idéal, quel est-il ? La réponse ne peut être qu'obscure ; sinon que, profondément enraciné dans l'homme, le pouvoir lui a été donné de se dépasser ; et plus particulièrement pour ce qui est de Cervantès, ce dépassement se réalise dans l'œuvre d'art où il trouve un champ d'action propre à l'exercice de son talent. En face de cet univers poétique que son imagination installe dans la réalité ; Cervantès est amené à éprouver un sentiment de charité qui adhère, avec une indulgence bienveillante, à toutes les formes dans lesquelles l'amour se réalise : sorte d'inspiration d'un genre naturel qui entraîne l'ensemble des hommes dans son sillage. Et même au sein de sa hâte pleine d'angoisse, c'est vers une vie contemplative qu'il nous conduit. Ainsi grâce à ce sentiment de charité ; tous entrent dans le sillage lumineux des aventures incroyables de Don Quichotte : l'œuvre entière est comme enveloppée d'un sourire immatériel et translucide, qui laisse percer secrètement une inépuisable richesse d'humanité et d'expériences réellement vécues. La magie de ce sourire, en conférant au récit un caractère inimitable, a assuré à Cervantès une renommée triomphale. »

Superbe exemplaire, très pur, conservé dans son élégante reliure de l’époque en vélin ivoire à recouvrement.





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Superbe exemplaire, très pur, du « Don Quixote » imprimé dès 1610, à Milan, conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque.
Prix: 37 000 €

CERVANTES

El Ingenioso Hidalgo Don Quixote de la mancha, comuesto por Miguel de Cervantes Saavedra

CERVANTES SAAVEDRA, Miguel de (1547-1616). El Ingenioso Hidalgo Don Quixote de la mancha, comuesto por Miguel de Cervantes Saavedra. Milan, Heredero de Pedromartir Locarni y Juan Bautista Bidello, 1610.

In-8 de (1) f.bl., (16) ff., 722 pp. Plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse portant calligraphié à la plume « Don Quixote » et la date d’impression « 1610 », titre de l’œuvre répété à l’encre sur la tranche inférieure. Reliure de l’époque.

150 x 100 mm.

Précieuse édition « peu commune » de « Don Quixote » d’après Salva ; première édition imprimée en Italie, elle est aussi la première issue de presses extérieures à l’emprise directe espagnole. Palau 51983; Rius (Cervantes) I, n° 9; Salva 1550; Heredia 2512.

Elle ne fut imprimée que deux ans après la seconde originale à Madrid par La Cuesta, du vivant de Cervantès.

Pour la première fois, le volume n’est pas dédié au duc de Bejar ; la dédicace habituelle de Cervantès est remplacée ici par une dédicace des imprimeurs au comte Vitaliano Vizconde. Il porte la marque de Bidello sur le titre.

Selon Salva, elle serait la neuvième édition de la première partie après les cinq éditions de 1605 imprimées à Madrid, Lisbonne, de nouveau Madrid, les deux de Valence, celle de Bruxelles en 1607 suivie de la seconde édition originale de Madrid en 1608, suivie elle-même de sa réédition.

Elle suit le texte de La Cuesta (Madrid). La seconde partie a paru seulement en 1615 à Madrid et semble n’avoir été connue en Italie que dans une traduction parue à Venise en 1622.

Brunet déjà mentionnait (I, 1748), il y a 160 ans que « l'édition de 1605 avait été réimprimée à Madrid par Juan de la Cuesta en 1608 avec de tels « changements considérables et corrections importantes » qu'il s'agissait en fait d'une nouvelle version de l'un des cinq « livres mères » recensés par Chateaubriand dans les ‘Mémoires d’Outre tombe’ ».

La question de l'attribution définitive à Cervantès-même de la totalité des « changements considérables et corrections importantes » est tranchée depuis les travaux récents de Francesco Rico et aujourd’hui les éditeurs les plus sceptiques reconnaissent que c’est l’édition originale de 1608, entièrement revue et corrigée par l’auteur même, qui fait référence (voir Francisco Rico - Critical edition for the Instituto Cervantes, 1998 ; Benoges et Fonbuena, Bibl, Cervantica, 9 et Catalogo Colectivo del patrimonio Bibliografico Espanol (1992).

Don Quichotte, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, fut écrit probablement entre 1598 et 1604. Dix ans plus tard, en 1615, parut une deuxième partie qui est en quelque sorte l'illustration, l'interprétation et la conclusion définitive de la première.

Selon ce que Cervantès nous déclare lui-même dans le Prologue de la 1ère partie, son but a été d'écrire un roman de chevalerie, capable de se détacher de tous les autres largement répandus à cette époque.

« Le roman est issu, à l'origine, d'une inspiration polémique contre les livres de chevalerie dont il devait prendre tout simplement le contre-pied sous la forme d'une imitation ; mais il s'est transformé ; petit à petit, en une représentation poétique et sincère d'un monde de plus en plus vaste et complexe, au sein duquel agit une force analogue à celle qui explique la vie individuelle et la vie universelle, l'histoire humaine et son devenir perpétuel. Pour Cervantès, cette force se manifeste essentiellement sous trois aspects, facettes d'un même prisme : d'un côté ; la générosité et la grandeur morale de Don Quichotte ; de l'autre, le réalisme et l'égoïsme pratique de Sancho Pança ; mais ces deux modalités de l'action, apparemment inconciliables, profondément contradictoires, cèdent le pas devant le mystérieux attrait d'un idéal de beauté qui, s'il ne triomphe, du moins survit aux déceptions, donnant un constant démenti à l'affligeante réalité. Mais cet idéal, quel est-il ? La réponse ne peut être qu'obscure ; sinon que, profondément enraciné dans l'homme, le pouvoir lui a été donné de se dépasser ; et plus particulièrement pour ce qui est de Cervantès, ce dépassement se réalise dans l'œuvre d'art où il trouve un champ d'action propre à l'exercice de son talent. En face de cet univers poétique que son imagination installe dans la réalité ; Cervantès est amené à éprouver un sentiment de charité qui adhère, avec une indulgence bienveillante, à toutes les formes dans lesquelles l'amour se réalise : sorte d'inspiration d'un genre naturel qui entraîne l'ensemble des hommes dans son sillage. Et même au sein de sa hâte pleine d'angoisse, c'est vers une vie contemplative qu'il nous conduit. Ainsi grâce à ce sentiment de charité ; tous entrent dans le sillage lumineux des aventures incroyables de Don Quichotte : l'œuvre entière est comme enveloppée d'un sourire immatériel et translucide, qui laisse percer secrètement une inépuisable richesse d'humanité et d'expériences réellement vécues. La magie de ce sourire, en conférant au récit un caractère inimitable, a assuré à Cervantès une renommée triomphale. »

Superbe exemplaire, très pur, conservé dans son élégante reliure de l’époque en vélin ivoire à recouvrement.