COLETTE Sidonie Gabrielle Sido ou les points cardinaux Edition originale de cet emouvant COLETTE Sidonie Gabrielle Sido ou les points cardinaux Edition originale de cet emouvant COLETTE Sidonie Gabrielle Sido ou les points cardinaux Edition originale de cet emouvant
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« Sido », un émouvant portrait maternel dressé par Colette Édition originale de cet émouvant portrait maternel dressé par Colette. L’un des quelques exemplaires de tête imprimés sur Japon impérial.





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Littérature

COLETTE, Sidonie-Gabrielle

Sido ou les points cardinaux.

Paris, Éditions Kra, coll. Femmes V, 1929.

In-8 carré de 75 pp., (5) pp., (2) ff. bl. Relié en demi-maroquin turquoise, dos lisse orné en long du titre et du nom de l’auteur en lettres dorées, tête dorée sur témoins. Couvertures bleues imprimées et dos conservés. Couverture très légèrement insolée. Étui. Reliure signée Atelier Moura.

225 x 180 mm.

Edition originale de cet émouvant roman autobiographique de Colette. Talvart. III, 37, A.

L’un des quelques exemplaires de tête imprimés sur Japon Impérial, celui-ci hors-commerce portant le n°XXXVI, marqué « H.C. », et signé par l’imprimeur.

Initialement publié sous la forme de feuilletons dans la Revue hebdomadaire en juin 1929, ce roman autobiographique fait partie d’un triptyque dédié à la mère de Colette, Sido, avec La maison de Claudine et La naissance du Jour.

« “Sido” demeure une œuvre clé pour comprendre l’élaboration de la mythologie maternelle, la quête identitaire et le jeu entre fiction et autobiographie chez Colette. » Les Femmes et la tradition littéraire, Yale University Press.

Dans cet ouvrage, Colette retrace son enfance (de 8 à 12 ans) et réunit une collection de souvenirs, chacun d’entre eux nous dévoilant des éléments clés de la construction identitaire de la romancière. Colette, nostalgique de cette période enchantée et fascinée par la nature, idéalise sa mère, Sido, qui évolue au centre d’un jardin bucolique dans lequel elle semble contrôler les éléments, et détenir les secrets de la nature. « Elle convoque et recueille encore les rumeurs, les souffles et les présages qui accourent à elle, fidèlement, par les huit chemins de la Rose des Vents. »

« Colette achève ici la figure dont elle avait déjà donné tant de traits à travers le reste de son œuvre, du ‘personnage principal de (sa) vie’ : Sido, sa mère. Autour de cette figure centrale, tous les thèmes chers à l’écrivain sont aussitôt mystérieusement convoqués : thème du souvenir ; nostalgies de l’enfance, de sa disponibilité totale quand l’être personnel n’était pas formé encore et se trouvait toujours libre pour entendre les appels des quatre points cardinaux ou suivre les huit chemins de la Rose des Vents ; puis viendra la première émotion de femme devant ‘le sein brun d’Adrienne et sa cime violette et dure’. Le centre du souvenir, c’est la figure de Sido, sans doute, de la mère : mais quelle meilleure expression eût-il pu trouver que le jardin à demi sauvage, riche de fruits, de fleurs, de ruisseaux, surtout riche de mystères, des émotions inoubliables où se noua l’étroite complicité de Colette avec les folies et les rythmes de la nature ? Mais il ne suffit pas à l’auteur de s’abandonner ici, une fois de plus, aux fééries rustiques du souvenir. Elle s’efforce de comprendre, de pénétrer le secret et les enseignements que portent la personnalité de sa mère et de cette destinée, mi-bourgeoise, mi-paysanne, toute occupée par les travaux domestiques qui maintiennent l’être en étroite communion avec l’élément primordial de la vie. En face de la mère, le père, que Colette appelle ‘le capitaine’ et dont l’image l’entraine à réfléchir sur l’amour de ses parents. Ainsi, lorsqu’elle revient vers Sido, vers la maison et le verger marqués par Sido, ce n’est pas pour Colette pure effusion sentimentale, mais une sorte de remontée vers l’essentiel, vers le meilleur d’elle-même. Et pour évoquer les nuances infinies de ces états pré-intellectuels, l’auteur dispose d’une phrase agile à courir aussi vite que les moindres émotions, d’un style dont la beauté tient toute dans l’ardente sensibilité ». (Dictionnaire des Œuvres, VI, 128).

La version définitive contenant deux nouveaux chapitres « Le capitaine », évoquant son père et « Les sauvages », dédiés à ses frères et à sa demi-sœur, ne sera publiée que l’année suivante.

Bel exemplaire de cette édition originale, à toutes marges, relié avec ses couvertures conservées.                                                                   

Localisation des exemplaires au nombre de 4 parmi les Institutions publiques françaises : Nantes, Rennes, la Bibliothèque Littéraire Jean Doucet à Paris et la B.n.F.





COLETTE, Sidonie-Gabrielle Sido ou les points cardinaux. ... Édition originale de cet émouvant ...
COLETTE Sidonie Gabrielle Sido ou les points cardinaux Edition originale de cet emouvant



  COLETTE Sidonie Gabrielle Sido ou les points cardinaux Edition originale de cet emouvant



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Édition originale de cet émouvant portrait maternel dressé par Colette. L’un des quelques exemplaires de tête imprimés sur Japon impérial.
Vendu

COLETTE, Sidonie-Gabrielle

Sido ou les points cardinaux.

Paris, Éditions Kra, coll. Femmes V, 1929.

In-8 carré de 75 pp., (5) pp., (2) ff. bl. Relié en demi-maroquin turquoise, dos lisse orné en long du titre et du nom de l’auteur en lettres dorées, tête dorée sur témoins. Couvertures bleues imprimées et dos conservés. Couverture très légèrement insolée. Étui. Reliure signée Atelier Moura.

225 x 180 mm.

Edition originale de cet émouvant roman autobiographique de Colette. Talvart. III, 37, A.

L’un des quelques exemplaires de tête imprimés sur Japon Impérial, celui-ci hors-commerce portant le n°XXXVI, marqué « H.C. », et signé par l’imprimeur.

Initialement publié sous la forme de feuilletons dans la Revue hebdomadaire en juin 1929, ce roman autobiographique fait partie d’un triptyque dédié à la mère de Colette, Sido, avec La maison de Claudine et La naissance du Jour.

« “Sido” demeure une œuvre clé pour comprendre l’élaboration de la mythologie maternelle, la quête identitaire et le jeu entre fiction et autobiographie chez Colette. » Les Femmes et la tradition littéraire, Yale University Press.

Dans cet ouvrage, Colette retrace son enfance (de 8 à 12 ans) et réunit une collection de souvenirs, chacun d’entre eux nous dévoilant des éléments clés de la construction identitaire de la romancière. Colette, nostalgique de cette période enchantée et fascinée par la nature, idéalise sa mère, Sido, qui évolue au centre d’un jardin bucolique dans lequel elle semble contrôler les éléments, et détenir les secrets de la nature. « Elle convoque et recueille encore les rumeurs, les souffles et les présages qui accourent à elle, fidèlement, par les huit chemins de la Rose des Vents. »

« Colette achève ici la figure dont elle avait déjà donné tant de traits à travers le reste de son œuvre, du ‘personnage principal de (sa) vie’ : Sido, sa mère. Autour de cette figure centrale, tous les thèmes chers à l’écrivain sont aussitôt mystérieusement convoqués : thème du souvenir ; nostalgies de l’enfance, de sa disponibilité totale quand l’être personnel n’était pas formé encore et se trouvait toujours libre pour entendre les appels des quatre points cardinaux ou suivre les huit chemins de la Rose des Vents ; puis viendra la première émotion de femme devant ‘le sein brun d’Adrienne et sa cime violette et dure’. Le centre du souvenir, c’est la figure de Sido, sans doute, de la mère : mais quelle meilleure expression eût-il pu trouver que le jardin à demi sauvage, riche de fruits, de fleurs, de ruisseaux, surtout riche de mystères, des émotions inoubliables où se noua l’étroite complicité de Colette avec les folies et les rythmes de la nature ? Mais il ne suffit pas à l’auteur de s’abandonner ici, une fois de plus, aux fééries rustiques du souvenir. Elle s’efforce de comprendre, de pénétrer le secret et les enseignements que portent la personnalité de sa mère et de cette destinée, mi-bourgeoise, mi-paysanne, toute occupée par les travaux domestiques qui maintiennent l’être en étroite communion avec l’élément primordial de la vie. En face de la mère, le père, que Colette appelle ‘le capitaine’ et dont l’image l’entraine à réfléchir sur l’amour de ses parents. Ainsi, lorsqu’elle revient vers Sido, vers la maison et le verger marqués par Sido, ce n’est pas pour Colette pure effusion sentimentale, mais une sorte de remontée vers l’essentiel, vers le meilleur d’elle-même. Et pour évoquer les nuances infinies de ces états pré-intellectuels, l’auteur dispose d’une phrase agile à courir aussi vite que les moindres émotions, d’un style dont la beauté tient toute dans l’ardente sensibilité ». (Dictionnaire des Œuvres, VI, 128).

La version définitive contenant deux nouveaux chapitres « Le capitaine », évoquant son père et « Les sauvages », dédiés à ses frères et à sa demi-sœur, ne sera publiée que l’année suivante.

Bel exemplaire de cette édition originale, à toutes marges, relié avec ses couvertures conservées.                                                                   

Localisation des exemplaires au nombre de 4 parmi les Institutions publiques françaises : Nantes, Rennes, la Bibliothèque Littéraire Jean Doucet à Paris et la B.n.F.