Paris, Vincent Sertenas, 1559.
In-folio von (4) ff., 123, (1). Elegante Druckermarke in Holz geschnitten auf dem Titel und dem Recto des letzten Blattes, Spur eines alten Stempels auf dem Titel, kl. Wurmloch im weißen Rand ohne Beeinträchtigung des Textes. Voller Granit-Kalbslederband, kalt geprägte Rahmenfilets auf den Deckeln, Rücken mit erhabenen Bünden dekoriert, verzierte Schnitte, rote Schnittkanten. Einband der ersten Hälfte des 18. Jahrhunderts.
315 x 203 mm.
Mehr lesen
Edition originale de la seconde traduction en français de Jacques Amyot, « très améliorée » (Brunet) par rapport à la première version, du plus caractéristique des romans grecs. Brunet, III, 88; Mortimer-Harvard, French Sixteenth Century Books, n°271.
Dans cette nouvelle version française, le savant philologue Amyot (1513-1593) « s’étant procuré un manuscrit de ce roman beaucoup plus exact que celui sur lequel il avait fait sa première version, publia celle-ci très améliorée. Ce fut sur cette édition que se firent les réimpressions subséquentes qui parurent de format in-12 à Paris ou ailleurs ». (Brunet).
« This 1559 edition was revised by Amyot on the basis of a manuscript which he discovered at Rome after his translation was completed […] The narrative technique of Heliodorus was widely imitated in French romance literature” (Harvard).
Ce récit des amours de Théagène et Chariclée fut composé au IIIe siècle par Héliodore d’Emèse, évêque de Tricca en Thessalie.
« A Delphes, vit Chariclèe, splendide jeune fille dont l’origine est mystérieuse. Au cours d’une fête, elle rencontre un prince de la Thessalie, Théagène, et les deux jeunes gens sont frappés par un coup de foudre réciproque. Aidés et accompagnés par Calasiris, prêtre égyptien se trouvant à Delphes, les deux amoureux s’enfuient vers l’Egypte, après s’être jurés réciproquement un amour éternel et s’être engagés à demeurer chastes jusqu’au moment où ils pourront célébrer leurs noces légitimes. Le roman est constitué par les aventures innombrables que les deux promis connaissent, avant leur mariage ».
« Le succès de ce livre fut très grand, non seulement au cours du Moyen-âge byzantin, mais aussi dans une époque plus moderne. Il fut par exemple imité par le Tasse lorsqu’il esquissa le personnage de Clorinde, et par Cervantès dans ses Travaux de Persilès et de Sigismonde. Au XVIIe siècle, en France, Héliodore jouit de la faveur générale et il exerça une certaine influence sur la production des romans de cette époque » (T.F., Les Belles Lettres, 1943).
Bel exemplaire conservé dans son élégante reliure du XVIIIe siècle.
Weniger Informationen anzeigen