MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens
MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens
« Missel d’une exécution très remarquable » (Brunet).

Somptueux « Missale Romanum » enluminé de Yolande Bonhomme achevé d’imprimer en septembre 1550, relié en maroquin souple aux armes et chiffres de Claude, fils naturel de Claude de Guise, qui fut abbé de Cluny à la fin du XVIe siècle.







down
Reliures / Histoire, religion

MISSALE ROMANUM. Ex officina Chalcographica matrone Yolande Bonhomme, viri Thielman Kerver, Parisiis, anno Millesimo quingetesimo qnquagesimo, Septebris.

Paris, Yolande Bonhomme, 13 septembre 1550.

In-folio de (6) ff. pour le calendrier, (122) ff. (manque le titre), le canon qui occupe le cahier Q est sur peau de vélin, ff. 116 verso et 117 recto recouverts d’une enluminure à pleine page sur traits gravés ; (126) ff., le verso du dernier portant la marque de l’imprimeur, complet. Exemplaire réglé.
Édition en lettres de forme, sans réclames, avec signatures, chiffres, figures et initiales en bois, titre courant et rubriques en rouge, sur 2 colonnes de 45 lignes chacune.

Plein maroquin havane souple, plats ornés en leur centre des armoiries dorées de Claude, fils naturel de Claude de Guise et d’un semé de pièces d’armes de ce dernier, dos restauré avec conservation du dos d’origine orné des mêmes pièces d’armoiries, coupes décorées, tranches dorées.  Reliure armoriée des années 1600.

340 x 225 mm.

« Missel d’une exécution très remarquable » (Brunet, V, 1615).

« Les presses de Thielman Kerver et celles de sa veuve (Yolande Bonhomme) et de ses deux fils ont produit un grand nombre de livres liturgiques en différents formats et surtout des missels d’une exécution très remarquable » (Brunet).

Somptueux exemplaire, les 8 feuillets du canon – le cahier Q – étant imprimés sur peau de vélin avec deux enluminures à pleine page magnifiquement enluminées à l’époque sur traits gravés.

« Thielman Kerver, qui a commencé à publier des Heures en 1497, se servit d’abord des presses de Jean Philippe ; mais il ne tarda pas à se faire lui-même imprimeur, car nous remarquons que, dès la fin de cette même année 1497, il imprima pour le compte de Jean Richard de Rouen, et pour celui de ce Pierre Regnault de Caen, qui, en 1492, avait employé Pigouchet. Il demeurait alors sur le Pont Saint- Michel, à l'enseigne de la Licorne. Trois ans plus tard il céda sa boutique ainsi que son enseigne à Gillet Remacle, libraire, pour qui il imprima des Heures, en 1500, en 1501, en 1502, et en 1503. Nous le trouvons, en 1506, rue S. Jacques, ad intersignium Craticulœ, où il mourut en 1522. Sa veuve lui succéda vers la fin de cette même année, et elle reprit alors l'enseigne de la Licorne. Elle continua jusqu'en septembre 1552 et même jusqu’en 1556, à publier des livres de liturgie dans tous les formats. Une chose remarquable, c'est que, bien que les éditions en soient fort nombreuses, les Heures de Kerver se trouvent moins fréquemment que celles de Vostre et que celles des deux Hardouin ; cela vient probablement de ce qu'il en aura été tiré moins d'exemplaires sur vélin, et que les exemplaires sur papier ne se seront pas conservés. Au reste, parmi celles qui ont paru avant 1520, il n'y a guère que les premiers, où se trouvent des bordures autour des pages, qui méritent d'être recherchés ; et ces bordures elles-mêmes ne sont recommandables que pour les arabesques, genre dans lequel il paraît qu'on excellait alors ; autrement dans les sujets historiques et les Danses des morts, elles ne peuvent pas être comparées à celles de Vostre. Il est à croire aussi que Kerver employait rarement le secours de la peinture pour décorer les livres de piété qu'il débitait, car il nous en est parvenu fort peu avec ces sortes d'ornements ; et ceux de ce genre qui ont passé sous nos yeux nous ont paru être d'une exécution très médiocre, à l'exception pourtant de deux exemplaires de l'édition de 1522, que nous décrivons sous le n° 197.
Thielman Kerver Ier a été l'associé de Simon Vostre pour la publication des deux éditions du Missel romain imprimées à Paris, en 1511 et 1517, in-fol, dont la souscription, donnée ici sans abréviation, porte : in alma Parisiorum academia impensis honestorum vivorum Simonis Vostre et Thielmani Kerver, hoc in opere sociorum elimatissime irnpressum. La marque de Kerver, qui se trouve au verso du dernier feuillet, prouve que c'est lui qui a imprimé les deux volumes ; il a aussi imprimé des Heures pour Guil. Eustace, à la date du 14 novembre (avec un almanach de 1497 à 1520), pour Hugues Pageot, libraire à Dijon, en 1499 (voir le n° 164), pour Louis Bonnet, libraire à Rouen, en 1525 (n°199). Ses presses et celles de sa veuve et de ses deux fils, Thielman II et Jacques Kerver, ont produit un grand nombre de livres de liturgie en différents formats, et surtout des missels d’une exécution très remarquable.
Petite-fille de Pasquier Bonhomme, l’un des premiers libraires jurés de l’université de Paris (actif entre 1468 à 1501), fille de Jean Ier Bonhomme, libraire de 1475 à 1529, Yolande Bonhomme épouse, entre 1508 et 1510, le librairie imprimeur Thielman Kerver, dont elle est veuve en 1522.
Sa réussite professionnelle est marquée par l’évolution des qualificatifs qui la désignent dans les contrats : « Veuve Kerver » en 1539, elle est en 1549 « marchande libraire » et en 1554 « bourgeoise de Paris ». Yolande Bonhomme publie plus de 200 titres entre 1523 et 1557. La grande majorité relève de la liturgie : 56 éditions différentes de livres d’Heures, 50 bréviaires et 35 missels. Le passage progressif des livres d’Heures aux Bréviaires et aux missels reflète le changement général dans le goût et les intérêts du public.
La longue et fructueuse carrière de Yolande Bonhomme illustre l’indépendance des veuves dans le monde du livre parisien au XVIe siècle, qui possèdent la capacité juridique pour exercer pleinement le métier d’imprimeur libraire. Elle fait partie de ces femmes dont les recherches menées depuis le dernier quart du XXe siècle ont permis de retrouver la trace, de préciser la position au sein de la société et de mettre en valeur l’importance commerciale et entrepreneuriale.

Somptueux « Missale Romanum » de Yolande Bonhomme achevé d’imprimer en septembre 1550, imprimé en rouge et noir, réglé, orné d’innombrables initiales peintes en rouge, de capitales ornées, de gravures sur bois de différentes dimensions, dont les 8 feuillets du canon de la messe (Cahier Q) sont imprimés sur peau de vélin et enrichis de deux belles enluminures à pleine page – Crucifixion et Pape bénissant – portant chacune en queue les armoiries de Claude de Lorraine, Abbé de Cluny à la fin du XVIe siècle, provenance des plus rares.

Henri de Lorraine, dit de Bainville-aux-Miroirs, fils naturel du duc Henri II, né en 1589, abbé de Bouzonville, de Saint-Pierremont et de Saint-Mihiel, mourut le 24 novembre 1626. Il fit, en 1610, les frais de la distribution des prix de l’Université de Pont-à-Mousson.

Le Missale Romanum est conservé dans sa reliure réalisée il y a quatre siècles en maroquin souple –-caractéristique fort rare - entièrement ornée des armoiries et pièces d’armes de Claude de Lorraine.





MISSALE ROMANUM. livres rares édition originale livres anciens
MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens



  MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens



  MISSALE ROMANUM livres rares edition originale livres anciens



 

Somptueux « Missale Romanum » enluminé de Yolande Bonhomme achevé d’imprimer en septembre 1550, relié en maroquin souple aux armes et chiffres de Claude, fils naturel de Claude de Guise, qui fut abbé de Cluny à la fin du XVIe siècle.


Prix: 36 000 €

MISSALE ROMANUM. Ex officina Chalcographica matrone Yolande Bonhomme, viri Thielman Kerver, Parisiis, anno Millesimo quingetesimo qnquagesimo, Septebris.

Paris, Yolande Bonhomme, 13 septembre 1550.

In-folio de (6) ff. pour le calendrier, (122) ff. (manque le titre), le canon qui occupe le cahier Q est sur peau de vélin, ff. 116 verso et 117 recto recouverts d’une enluminure à pleine page sur traits gravés ; (126) ff., le verso du dernier portant la marque de l’imprimeur, complet. Exemplaire réglé.
Édition en lettres de forme, sans réclames, avec signatures, chiffres, figures et initiales en bois, titre courant et rubriques en rouge, sur 2 colonnes de 45 lignes chacune.

Plein maroquin havane souple, plats ornés en leur centre des armoiries dorées de Claude, fils naturel de Claude de Guise et d’un semé de pièces d’armes de ce dernier, dos restauré avec conservation du dos d’origine orné des mêmes pièces d’armoiries, coupes décorées, tranches dorées.  Reliure armoriée des années 1600.

340 x 225 mm.

« Missel d’une exécution très remarquable » (Brunet, V, 1615).

« Les presses de Thielman Kerver et celles de sa veuve (Yolande Bonhomme) et de ses deux fils ont produit un grand nombre de livres liturgiques en différents formats et surtout des missels d’une exécution très remarquable » (Brunet).

Somptueux exemplaire, les 8 feuillets du canon – le cahier Q – étant imprimés sur peau de vélin avec deux enluminures à pleine page magnifiquement enluminées à l’époque sur traits gravés.

« Thielman Kerver, qui a commencé à publier des Heures en 1497, se servit d’abord des presses de Jean Philippe ; mais il ne tarda pas à se faire lui-même imprimeur, car nous remarquons que, dès la fin de cette même année 1497, il imprima pour le compte de Jean Richard de Rouen, et pour celui de ce Pierre Regnault de Caen, qui, en 1492, avait employé Pigouchet. Il demeurait alors sur le Pont Saint- Michel, à l'enseigne de la Licorne. Trois ans plus tard il céda sa boutique ainsi que son enseigne à Gillet Remacle, libraire, pour qui il imprima des Heures, en 1500, en 1501, en 1502, et en 1503. Nous le trouvons, en 1506, rue S. Jacques, ad intersignium Craticulœ, où il mourut en 1522. Sa veuve lui succéda vers la fin de cette même année, et elle reprit alors l'enseigne de la Licorne. Elle continua jusqu'en septembre 1552 et même jusqu’en 1556, à publier des livres de liturgie dans tous les formats. Une chose remarquable, c'est que, bien que les éditions en soient fort nombreuses, les Heures de Kerver se trouvent moins fréquemment que celles de Vostre et que celles des deux Hardouin ; cela vient probablement de ce qu'il en aura été tiré moins d'exemplaires sur vélin, et que les exemplaires sur papier ne se seront pas conservés. Au reste, parmi celles qui ont paru avant 1520, il n'y a guère que les premiers, où se trouvent des bordures autour des pages, qui méritent d'être recherchés ; et ces bordures elles-mêmes ne sont recommandables que pour les arabesques, genre dans lequel il paraît qu'on excellait alors ; autrement dans les sujets historiques et les Danses des morts, elles ne peuvent pas être comparées à celles de Vostre. Il est à croire aussi que Kerver employait rarement le secours de la peinture pour décorer les livres de piété qu'il débitait, car il nous en est parvenu fort peu avec ces sortes d'ornements ; et ceux de ce genre qui ont passé sous nos yeux nous ont paru être d'une exécution très médiocre, à l'exception pourtant de deux exemplaires de l'édition de 1522, que nous décrivons sous le n° 197.Thielman Kerver Ier a été l'associé de Simon Vostre pour la publication des deux éditions du Missel romain imprimées à Paris, en 1511 et 1517, in-fol, dont la souscription, donnée ici sans abréviation, porte : in alma Parisiorum academia impensis honestorum vivorum Simonis Vostre et Thielmani Kerver, hoc in opere sociorum elimatissime irnpressum. La marque de Kerver, qui se trouve au verso du dernier feuillet, prouve que c'est lui qui a imprimé les deux volumes ; il a aussi imprimé des Heures pour Guil. Eustace, à la date du 14 novembre (avec un almanach de 1497 à 1520), pour Hugues Pageot, libraire à Dijon, en 1499 (voir le n° 164), pour Louis Bonnet, libraire à Rouen, en 1525 (n°199). Ses presses et celles de sa veuve et de ses deux fils, Thielman II et Jacques Kerver, ont produit un grand nombre de livres de liturgie en différents formats, et surtout des missels d’une exécution très remarquable.Petite-fille de Pasquier Bonhomme, l’un des premiers libraires jurés de l’université de Paris (actif entre 1468 à 1501), fille de Jean Ier Bonhomme, libraire de 1475 à 1529, Yolande Bonhomme épouse, entre 1508 et 1510, le librairie imprimeur Thielman Kerver, dont elle est veuve en 1522.Sa réussite professionnelle est marquée par l’évolution des qualificatifs qui la désignent dans les contrats : « Veuve Kerver » en 1539, elle est en 1549 « marchande libraire » et en 1554 « bourgeoise de Paris ». Yolande Bonhomme publie plus de 200 titres entre 1523 et 1557. La grande majorité relève de la liturgie : 56 éditions différentes de livres d’Heures, 50 bréviaires et 35 missels. Le passage progressif des livres d’Heures aux Bréviaires et aux missels reflète le changement général dans le goût et les intérêts du public.La longue et fructueuse carrière de Yolande Bonhomme illustre l’indépendance des veuves dans le monde du livre parisien au XVIe siècle, qui possèdent la capacité juridique pour exercer pleinement le métier d’imprimeur libraire. Elle fait partie de ces femmes dont les recherches menées depuis le dernier quart du XXe siècle ont permis de retrouver la trace, de préciser la position au sein de la société et de mettre en valeur l’importance commerciale et entrepreneuriale.

Somptueux « Missale Romanum » de Yolande Bonhomme achevé d’imprimer en septembre 1550, imprimé en rouge et noir, réglé, orné d’innombrables initiales peintes en rouge, de capitales ornées, de gravures sur bois de différentes dimensions, dont les 8 feuillets du canon de la messe (Cahier Q) sont imprimés sur peau de vélin et enrichis de deux belles enluminures à pleine page – Crucifixion et Pape bénissant – portant chacune en queue les armoiries de Claude de Lorraine, Abbé de Cluny à la fin du XVIe siècle, provenance des plus rares.

Henri de Lorraine, dit de Bainville-aux-Miroirs, fils naturel du duc Henri II, né en 1589, abbé de Bouzonville, de Saint-Pierremont et de Saint-Mihiel, mourut le 24 novembre 1626. Il fit, en 1610, les frais de la distribution des prix de l’Université de Pont-à-Mousson.

Le Missale Romanum est conservé dans sa reliure réalisée il y a quatre siècles en maroquin souple –-caractéristique fort rare - entièrement ornée des armoiries et pièces d’armes de Claude de Lorraine.