博絮埃, 雅克·贝尼涅 Relation sur le quiétisme. Par Messire Jacques Benigne Bossuet Evesque de Meaux, Conseiller du Roy en ses Conseils, & Ordinaire en son Conseil d’Estat, cy-devant Precepteur de Monseigneur Le Dauphin, Premier Aumosnier de Madame la Duchesse de Bourgogne.

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博叙埃的《关于寂静主义的关系》
博叙埃在寂静主义争论期间创作的两部原创版本的罕见合集。

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巴黎,Jean Anisson出版,1698年。

2卷合1卷订成8开本:I/ (2) ff., 148页;II/ (6) ff., 239页, (1) p.勘误表。上角部分缺损,不影响正文,前10页下白色边缘有不显眼的小穿孔。全书装帧为当时的红色摩洛哥皮革,全书包复有三重金边线,角落有金色百合花,丰富装饰的脊部,脊尾有一个百合花轮轴纹样,切面有金轮轴纹样,内侧有金轮轴纹样,切面染成红色。旧时装帧经过细致修复。当时的装帧。

185 x 115 mm.

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Rare réunion de deux textes polémiques de Bossuet en éditions originales, composés durant la querelle du quiétisme qui l’opposait à Fénelon. Tchemerzine, I, 879 & 882 ; Brunet, I, 1138 ; Bibliothèque Rahir n° 336.

Le quiétisme est une doctrine mystique qui considère que la communion la plus parfaite avec Dieu n’intervient que lorsque l’âme est en état de quiétude. La querelle qui opposa les quiétistes à Bossuet prend corps dans cet ouvrage où ce dernier réfute avec une violence particulière tous les arguments des quiétistes à la tête desquels se trouvait Fénelon.

 « À l’intérieur du catholicisme, d’autres tendances se font jour. L‘une va dans le sens mystico-sentimental et propose une religion du cœur, passivement offerte à l’amour divin : il s’agit du quiétisme, défendu par l’archevêque de Cambrai Fénelon (“Explications des Maximes des Saints”, 1697) et popularisé par Mme Guyon dans ses “Torrents spirituels” qui préconisent l’anéantissement de la volonté et l’abandon à l’extase […]. Contre toues ces tendances, internes et externes, Bossuet mène un combat épuisant, où il fait front devant une modernité qu’il juge impie. Il foudroie Fénelon, et le fait condamner à Rome ; Mme Guyon est enfermée puis internée. » Peter-Eckhard Knabe, L’aube de la modernité, 1680-1760, p. 434.

Cet échange très âpre entre les deux grands orateurs du XVIIe siècle devait se terminer en 1699 par le triomphe de Bossuet qui obtint ainsi l’éloignement de la Cour de Fénelon, et sa condamnation par le Saint-Siège.

Cette polémique intervient au moment même où l’influence de Fénelon à la Cour était sans exemple. Impressionné par sa piété, Louis XIV venait de consentir en 1689 à lui confier l’éducation de son petit-fils alors qu’il savait cependant Fénelon hostile à ses idées sur le gouvernement et le Royaume. Parallèlement, l’archevêque de Cambrai venait d’adhérer au quiétisme sous l’influence de Madame Guyon. Cette nouvelle doctrine qui posait en vertus suprêmes la tranquillité de l’âme et sa fusion en Dieu allait rapidement être condamnée par l’Eglise catholique pour ses excès mystiques.

« C’est un document d’une importance primordiale sur la lutte que mena l’évêque de Meaux contre le Quiétisme et contre son principal défenseur Fénelon ». (Dictionnaire des Œuvres, V, 698).

Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans son maroquin rouge de l’époque orné de fleurs-de-lys.

Provenance : Grand Séminaire de Blois (cachet sur le feuillet de titre).

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博絮埃, 雅克·贝尼涅