罗马, Francesco Caualli, 1646.
四开 (4) ff. 前置,1 张折叠地图,378 页,两栏排版;作者声明, 1 页,6 张地图在提供有关瓦尔帕莱索港、科金博港、昆特罗港、德拉`康塞普西翁`、圣玛丽亚岛和莫查群岛的 3 页图中展示,随后是 6 页中展示的耶稣会在智利的各种建筑的 12 页图;此外,书内还有 14 幅全页插图。几页因纸张质量差而泛黄,一张大地图上早期修复的撕裂,上标题和 f. mm1的上方边缘早期修复。完整。
半皮和角落, 表面覆盖装饰纸, 背部有三个脊带标记墨水标题, 底部有标签. 18世纪的意大利装订.
256 x 179 mm.
Première édition italienne de ce livre extrêmement rare et recherché, considéré comme la meilleure chronique ancienne sur le Chili.
« Cette Histoire du Chili est rare et recherchée. » (Michaud).
« Relation très rare et recherchée, c’est la meilleure histoire ancienne du Chili. Il manque les 3 ff. de ports [à l’exemplaire décrit par Chadenat]. » (Chadenat, 932).
« Relation très rare et recherchée ; la plus grande partie des exemplaires de cette traduction sont plus ou moins incomplets de planches. La collation de l’exemplaire donnée ci-dessus est exacte.
Le P. Ovalle, né à Santiago del Chile, en 1601, composa cet ouvrage pendant qu’il remplissait à Rome les fonctions de procureur de sa province. Il mourut à Lima en 1651. » (Ch. Leclerc, Bibliotheca Americana, n° 1113).
Leclerc décrit d’ailleurs son exemplaire comme complet alors qu’il lui manque le feuillet d’avertissement – le 4ème feuillet liminaire (voir Leclerc page 262 n° 111), ici présent.
En 1646, le jésuite chilien Alonso de Ovalle alors procureur de sa lointaine province auprès du général de la Compagnie, publiait à Rome son Historica relacion del reino de Chile. Il s’agit sans aucun doute d’un ouvrage à la fois imposant et important, imposant puisqu’il compte plus de cent trente chapitres répartis en huit livres, important dans la mesure où les qualités éminentes de son auteur et de son écriture jointes à la valeur et à la précision de son apport documentaire en ont fait depuis longtemps un des classiques de l’historiographie coloniale sud-américaine.
Comme plusieurs grandes œuvres créoles de son époque – par exemple la Cronica moralizada… de F. Antonio de la Calancha (Barcelone, 1638) ou les Tesoros verdaderos… de F. Juan Melendez (Rome, 1681) – celle-ci fut donc publiée en Europe et, dès les premières lignes de son prologue au lecteur, Alonso de Ovalle en définit sans équivoque l’intention première : mettre un terme aux énormes ignorances du public européen sur le Chili.
Comme on le voit, il s’agit d’une œuvre essentiellement articulée autour de trois grands axes : la présentation du milieu chilien et de ses aborigènes, la conquête du pays par les Espagnols et les guerres qui s’ensuivirent, enfin, selon la tradition bien établie de la chronique conventuelle américaine, les progrès de la foi et l’exaltation du travail missionnaire de l’ordre auquel appartenait l’auteur, la Compagnie de Jésus en l’occurrence. » (Bernard Lavallée, Bordeaux, III).
Alfonse de Ovalle, jésuite, né en 1601 à Santiago, capitale du Chili, d’une famille originaire d’Espagne fut admis dans la société à l’âge de dix-sept ans. Après avoir professé la philosophie avec succès, il fut chargé quelque temps de la maison du noviciat à Santiago, puis élevé à la dignité de procureur de son ordre dans tout le Chili. Député à Rome en cette qualité, il assista en 1640 à la huitième assemblée générale de la congrégation. Il retourna peu après au Chili, ramenant avec lui de nouveaux collaborateurs qui avaient demandé à le suivre dans ces contrées éloignées ; il les établit dans les différentes parties du Pérou qui avaient besoin de pasteurs. Sentant ses forces diminuer, il se fit transporter à Lima, et y mourut le 11 mars 1651.
Cette première édition italienne fut imprimée la même année que l’originale en espagnol. Alonso de Ovallo, né à Santiago en 1601 et mort à Lima en 1651 vécut à Rome dans les années 1640, où il fit publier son ouvrage.
On trouve dans son Histoire du Chili d’importantes descriptions sur la géographie, l’histoire naturelle et les habitants du Chili, ainsi que sur la conquête espagnole. Des chapitres ont trait aux premiers habitants de l’Amérique (pp. 80-84), aux poissons et à la pêche (pp. 43-44), à la chasse des oiseaux (pp. 48-50), et plusieurs contiennent de précieux témoignages de première main sur les indiens de cette contrée.
L’intérêt du livre réside également dans son illustration, qui est à la fois jolie et très curieuse. Celle-ci se compose de 14 planches gravées sur cuivre montrant les jeux des indigènes, le massacre de trois jésuites, un Indien qui essaie de capturer un taureau à l’aide d’une bola, un combat armé entre les Chiliens et les Espagnols, des figures religieuses, le plan et la perspective de la cité de Santiago, etc., 12 planches xylographiques disposées sur six feuillets représentant différents édifices de la compagnie des jésuites au Chili, et 6 autres planches xylographiques sur trois feuillets montrant des ports et l’archipel des îles de Chiloé.
Une superbe carte dépliante du Chili et de la Terre de feu, finement gravée sur cuivre, se trouve à la fin du volume. On y aperçoit notamment des créatures fantastiques et des représentations relevant de l’imaginaire, à l’image de l’homme-singe pourvu d’un appendice caudal qui tire à l’arc ou de la scène champêtre où deux lamas tirent une charrue.
Très séduisant exemplaire de cet Americana rarissime, d’une grande importance pour la connaissance des populations amérindiennes du Chili et la cartographie du pays.